C’est un supermarché de quartier dans une rue commerçante de l’Ouest parisien. En ce dimanche d’été, on a sorti les parasols, apprêté les mannequins en maillots de bain et étalé les transats sur une moquette bleu océan. Ce qui retient pourtant l’attention, c’est ce panneau qu’on a manqué de heurter à l’entrée du magasin. Ce n’est pas tant les prix imprimés en rouge qui sont singuliers que l’origine des nectarines, des melons et des filets mignons de porc : Espagne.

Comprendre les réseaux sociaux et élaborer la feuille de route de votre entreprise agricole ou agroalimentaire (2 jours)
Formation
Quels réseaux sociaux adopter pour développer la notoriété de votre entreprise
Objectifs :
- Créer un profil pertinent pour être visible sur les réseaux sociaux
- Comprendre les différences entre les différents sociaux
- Gérer sa e-réputation et celle de son entreprise
- Mettre en place une veille informationnelle
- Développer son réseau B to B
- Elaborer la feuille de route de votre entreprise sur les réseaux sociaux
Public visé : RH, service communication, cadres dirigeants, salariés
Programme Jour 1
Matin
Comprendre la révolution numérique
- Quels sont les impacts du numérique dans notre vie de tous les jours
- Quelles sont les nouvelles tendances
- Quelles sont conséquences pour les entreprises
La montée en puissance des réseaux sociaux
- Tour d’horizon des principaux réseaux sociaux en 2020
- Quel réseau social pour quelle utilisation ?
- Zoom sur quatre grands réseaux sociaux : Facebook, Instagram, Twitter et Linkedin
- Évolution des comportements utilisateurs/consommateurs/marques
- Quels sont les avantages et les dangers d’une présence sur les réseaux sociaux ?
Après-midi
Les entreprises agricoles et agroalimentaire sur les réseaux sociaux, quelle stratégie de communication?
- Les agriculteurs et les réseaux sociaux
- Etat des lieux de la présence des coopératives agricoles et des entreprises agroalimentaires sur les réseaux sociaux
- Exemple de bonnes pratiques sur les réseaux sociaux
- Faut-il externaliser ou internaliser la gestion des comptes de votre entreprise sur les réseaux sociaux ?
Bilan de la présence de votre entreprise sur les réseaux sociaux
Je vous présenterai l’analyse que j’aurai réalisée sur la présence de votre entreprise sur les réseaux, quels sont les points forts et quels sont les points d’amélioration.
Atelier pratique : utiliser Twitter dans un cadre professionnel (possibilité de faire à la place un atelier plus centré sur Facebook, Instagram ou LinkedIn)
- Découverte de l’interface de Twitter
- Création d’un compte Twitter et personnalisation de sa page (nom d’usage, bio, habillagegraphique, premiers abonnements)
- Se familiariser avec le vocabulaire spécifique à Twitter (@, #, DM…)
- Comprendre la structure d’un tweet (mentions, retweets, hashtags…)
- Suivre les publications des membres (following, followers)
- Commencer à tweeter
- Recherche de comptes de parties prenantes de votre territoire
- Faire de la veille grâce à Twitter
Programme Jour 2
Matin
Comprendre l’importance de l’e-réputation
- Définition de l’e-réputation
- Pourquoi l’e-réputation est importante pour une entreprise
- Qui sont les acteurs de l’e-réputation d’une entreprise
- Quels sont les impacts de l’e-réputation sur l’entreprise
- Quel est le rôle possible des salariés pour défendre l’e-réputation de l’entreprise
Atelier pratique : appréhender les nouvelles manières de communiquer sur les réseaux sociaux (stories Instagram, thread Twitter, live tweet…)
(possibilité de faire à la place un atelier plus centré sur Twitter, Facebook, Instagram ou LinkedIn)
Après-midi
Atelier Elaborer la feuille de route de votre entreprise sur les réseaux sociaux
- Travail par petits groupes de 3-4 personnes : 1 sur la stratégie Instagram, 1 sur la stratégie Twitter, 1 sur la stratégie Facebook, 1 sur la stratégie LinkedIn
- Définir les objectifs à atteindre
- Définir les KPIs pour vos différentes stratégies
- Rédiger une ébauche de plan de communication pour chacun des réseaux
Conclusion de l’atelier pratique
Conclusion des 2 journées de formation

Mission de conseil pour affiner la stratégie de participation d’une coopérative agricole dans une activité connexe d’abattoir
Mission de conseil pour affiner la stratégie de participation d’une coopérative agricole dans une activité connexe d’abattoir.
- Contexte et enjeux
Suite à quelques difficultés financières la coopérative a entamé une démarche de restructuration.
- Besoin / problématique client
La Direction Générale souhaitait être accompagnée sur une revue de ses domaines d’activités stratégiques afin de définir à la cible les activités à privilégier et celles qui doivent être abandonnées dans une logique de clarification de sa proposition de valeur.
- Méthodologie retenue et délais de réalisation
La mission s’est déroulée sur une dizaine de jours.
Notre méthodologie s’est appuyée sur une analyse financière de la coopérative et de ses filiales, un benchmark par rapport à d’autres entreprises du secteur de l’abattage, une analyse du plan de développement de l’abattoir, une analyse des jeux d’acteurs au niveau des abattoirs de la région, une immersion de plusieurs jours dans la coopérative lors de laquelle j’ai réalisé plusieurs entretiens avec des cadres, l’élaboration de plusieurs scénarios ainsi que les impacts des scénarios retenus pour la coopérative. Ce travail s’est appuyée sur de la collecte de données, des entretiens avec des cadres dirigeants de la coopérative, une mise en perspective avec des éléments du marchés de l’abattage et de la viande en France, une revue documentaire ainsi qu’une synthèse d’études sur le secteur de l’abattage.
- Livrables fournis
- Analyse critique des DAS de la coopérative et SWOT associé
- Plan de définition/hiérarchisation des DAS clés et analyse d’impact sur les différents scénarios pour la coopérative
- Feuille de route recensant les actions clés à venir
- Résultats obtenus
Prise de décision en COMEX sur le scénario à retenir.

Enquête : d’où viennent vraiment les aliments qui finissent dans vos assiettes ?
Enquête : d’où viennent vraiment les aliments qui finissent dans vos assiettes ?
En moins de vingt ans, notre façon de nous nourrir a été bouleversée. Plongée sans préjugés dans les circuits, parfois opaques, que peuvent emprunter nos aliments.
Par Géraldine Meignan
Des promos comme ça, on pensait qu’on n’en faisait plus. Passe encore pour les fruits. Ce n’est que le début de la saison, on comprend que les consommateurs soient impatients de croquer dans la chair juteuse des nectarines et des melons cultivés pour pas cher en Andalousie, là où le soleil braque ses lumières sur des milliers d’hectares de cultures maraîchères sous serre. Mais le cochon ? Que des porcs importés d’Espagne se cachent discrètement derrière les tranches de jambon vendu sous cellophane, ça, on le savait. En revanche, que des filets mignons à moins de 9€/kg arrivent par camions dans nos supermarchés, on l’ignorait.
Rien ne change donc ? Dans ce même supermarché, des cordons-bleus sont confectionnés avec de la viande élevée en UE (Union européenne) ou au Brésil, des haricots verts cueillis et rangés à la main à Madagascar, un mélange de miels de fleurs bio récoltés quelque part en Europe et en Amérique latine, des groseilles du Portugal, des poires d’Afrique du Sud et des oignons blancs d’Australie. Étonnant !
Il y a (souvent) tromperie sur l’origine
Ces origines variées ou incertaines sont au moins affichées. Mais il y a aussi tout ce qu’on ne nous dit pas. Ces jus fabriqués à base de concentré de pommes chinoises, ces crevettes pêchées en mer d’Écosse, décortiquées en Thaïlande par des petites mains et que l’on retrouve ni vu ni connu dans des plats cuisinés, ces galettes de blé noir fabriquées « artisanalement » avec du sarrasin arrivé tout droit de Chine, du Canada ou de Pologne, ces sauces tomate produites en Italie à partir de tomates cultivées en Chine. Une vraie loterie.
Et puis, surtout, il y a tout ce qu’on nous fait croire. Comme ces melons « charentais », importés du Maroc ou ces framboises, variété Versailles, cultivées en Espagne. À chaque fois, l’appellation est inscrite en lettres capitales, le pays d’origine en tout petit. L’ONG Foodwatch excelle dans l’art de débusquer ce qu’elle appelle les « petites ruses légales » des industriels et des distributeurs pour nous induire en erreur. Elle met régulièrement en garde contre les arnaques made in France : « De nombreux produits font croire qu’ils sont français à grands coups de drapeaux tricolores ou de logos fantaisistes alors que leurs ingrédients viennent de bien loin. Ils sont uniquement “fabriqués”, c’est-à-dire assemblés dans l’Hexagone. »
Démonstration avec cette tarte aux framboises surgelée « cuisinée » en France par Carrefour. Un produit bien de chez nous ! Enfin, c’est ce qu’insinuent l’étiquette et la carte de France imprimée sur l’emballage. Car, en réalité, les framboises viennent de Serbie, d’Amérique du Sud et d’Union européenne… Et que dire de cette boîte de raviolis floquée d’un label bleu-blanc-rouge « viande bovine française » ? « Une viande de bœuf sélectionnée par nos soins au cœur des bassins d’élevage français », nous dit Panzani sur le côté de la boîte. Oui, mais le porc que l’on a ajouté à la recette ? Il est d’origine UE, à en croire l’inscription en lettres minuscules qui figure au dos de la boîte.
Bien sûr, on est déçus, tout prêts que nous étions à croire sur parole les promesses des emballages. N’y aurait-il donc pas un label auquel se fier? Il faut faire la distinction entre les officiels – Label rouge, Appellation d’origine contrôlée, Indication géographique protégée, etc. – et les autres, ceux pondus par des filières, des industriels, des distributeurs – Viandes de France, Origine France garantie… Tous ne garantissent pas que la fabrication a lieu en France, ni que 100 % des ingrédients qui composent le plat cuisiné soient français. Autrement dit, la plus grande prudence s’impose. Le député socialiste Dominique Potier, très impliqué dans les États généraux de l’alimentation, n’y va par quatre chemins : pour lui cette privatisation rampante des labels est un « recul démocratique ». Et de dénoncer « ces normes démagogiques concoctées par les industriels ou les distributeurs ».
Comment s’étonner, dans ces conditions, que le consommateur assimile l’industrie agroalimentaire à « une boîte noire d’où sortent des objets comestibles non identifiés », selon l’expression du sociologue Claude Fischler. C’est bien connu, plus les aliments viennent de loin, moins les gens ont confiance. L’industrie a beau promettre, tracer, coller des étiquettes dans tous les sens, les consommateurs ne se bercent plus d’illusion. Selon une étude menée par Opinion Way, si plus de huit Français sur dix estiment que les informations inscrites sur les étiquettes sont utiles, ils ne sont plus que 53 % à les juger fiables, 46 % lisibles, 34 % complètes.
Nos assiettes sont mondialisées !
Pendant longtemps, incrédules, nous avons rempli notre chariot de supermarché les yeux fermés sans se préoccuper de savoir d’où venaient nos aliments. Avant, la volaille s’élevait à Bresse, les tomates cultivées en Provence étaient charnues et avaient du goût, les poissons se ramassaient dans des filets bretons et les myrtilles se consommaient l’été. C’est terminé. En moins de vingt ans, la mondialisation s’est immiscée l’air de rien dans nos assiettes. Chaque jour, des porte-conteneurs affluent sans relâche aux portes de l’Hexagone avec à leur bord de la viande, du poisson, des plats surgelés, des fruits et légumes, des conserves… Normal, l’industrie agroalimentaire n’échappe pas à la règle du commerce mondial. Elle va chercher toujours plus loin et toujours moins cher des produits qu’elle trouvait autrefois à sa porte. Notre système alimentaire a été littéralement happé dans le jeu de cartes planétaires des échanges agricoles.
Et autant dire que les cartes sont rebattues à un rythme rare comme l’atteste Vincent Chatellier, économiste à l’Inra : « Des pays comme la Pologne ont, en quelques courtes années, émergé ; le Brésil, à l’inverse, aurait pu devenir un acteur de poids et s’est détourné des marchés européens au profit de l’Asie et du Moyen-Orient. » Quant à la production de porc en Espagne, elle s’est hissée, en un claquement de doigts, au deuxième rang juste derrière l’Allemagne.
C’est une autre facette de notre balance commerciale. On parle beaucoup de l’excédent commercial de la ferme France. Un peu moins des flux d’importations qui progressent. Or, ils ont quasiment doublé depuis le début des années 2000. En moyenne, un fruit sur deux que nous consommons vient d’ailleurs, 25 % du porc est importé et, au restaurant, à la cantine ou à l’hôpital, vous avez huit chances sur dix pour que le poulet ne provienne pas d’un élevage français. L’agneau ? Il a de grandes chances d’avoir voyagé de longues semaines en cargo. « Bon nombre viennent de Nouvelle-Zélande où les coûts de production sont imbattables. C’est simple, lorsqu’ils arrivent en rayon, leur prix au kilo est inférieur à celui constaté en France en sortie d’abattoir », décrypte le consultant Olivier Frey. À ce compte-là, on ne peut pas rivaliser. Autre exemple : la tomate du coulis qu’on achète en supermarché. Elle vient probablement de la province du Xinjiang en Chine. Avec 59,6 millions de tonnes de tomates produites sur plus d’un million d’hectares, l’empire du Milieu est le premier producteur et exportateur de tomates au monde.
Mais sait-on seulement le nombre de kilomètres que les plats cuisinés ont parcouru avant d’atterrir dans nos assiettes? Plusieurs centaines, 2 000, voire plus? Longtemps le chiffre de 2 400 km a circulé, repris en boucle, sans qu’on ne sache vraiment d’où il sortait. Le quotidien Libération a mené l’enquête : l’estimation proviendrait d’une étude réalisée aux États-Unis datant de 2001 et basée sur des données de 1998. Autant dire que ça ne tient pas la route. De toute façon, c’est vite vu : « Ça n’a aucun sens d’additionner des kilomètres. Prenez un yaourt à la vanille. Que vont peser les 8 700 km parcourus par 1 g de vanille par rapport à la quantité de lait nécessaire à sa fabrication? », interroge Sarah Martin, chargée de l’alimentation à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Alors, vous imaginez pour une pizza ou une boîte de raviolis?
Que l’on ne s’y trompe pas : les aliments voyageurs ont forgé notre système alimentaire. Dans son Histoire des peurs alimentaires (Le Seuil, 2002), Madeleine Ferrières raconte l’arrivée des premiers cargos frigorifiques à Rouen en 1876 avec dans leurs soutes 21 tonnes de bœuf argentin. Dix ans plus tôt, Pasteur avait interpellé Napoléon III, estimant regrettable de « voir la viande en Europe à un prix exorbitant alors qu’à Buenos Aires, elle constitue un embarras ». Le début d’une révolution tranquille. Et puis, les aliments, par essence, sont vagabonds. Ils peuvent être nés quelque part, comme le sarrasin, dans les confins de la Chine et resurgir quelques siècles plus tard en Bretagne. Et forger une tradition régionale culinaire, la fameuse galette de blé noir. Plus récemment, le quinoa cultivé pendant 5000 ans sur les hauts plateaux de Bolivie et du Pérou, est lui aussi parti à la conquête du monde. Y compris sous le ciel d’Anjou où l’on produit un tiers de notre consommation.
Une abondance trompeuse
A-t-on seulement eu le choix ? Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, pour produire massivement et à bas coût des denrées saines, abondantes et variées, on n’a pas cherché midi à quatorze heures. L’industrialisation à marche forcée de notre modèle alimentaire a été une réponse efficace à la forte croissance démographique. Mais cette abondance a été trompeuse. Le modèle s’est emballé et s’est travesti sans qu’on y prenne garde.
De son bureau dans le quartier des institutions européennes à Bruxelles, Éric Poudelet a longtemps veillé sur la sécurité sanitaire des aliments du Vieux Continent. Lorsqu’on a découvert en 2013 que de la viande de cheval avait été vendue pour du bœuf et transformée en lasagnes, il reconnaîtra avoir alors pris conscience de l’opacité des circuits d’approvisionnement. Et, du même coup, de la fragilité de la traçabilité des aliments par le simple jeu de factures maquillées. Souvenez-vous, dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler le Horsegate, cette viande de cheval provenait d’un abattoir en Roumanie, était stockée dans un entrepôt aux Pays-Bas, transitait par l’entreprise Spanghero dans l’Aude pour être livrée et transformée en lasagnes au Luxembourg. Et se retrouver dans les rayons de nos supermarchés un peu partout en Europe. « Une aberration économique », a cinglé la procureure dans son réquisitoire à l’issue du procès qui s’est tenu au début de l’année. À tout le moins, le résultat d’une industrie mondialisée jusqu’à l’absurde. C’est mathématique, plus les aliments voyagent, plus les risques d’en perdre le contrôle augmentent. À chaque étape : de la fourche à la fourchette.
Petits trafics et grosses mafias
Au printemps, le sénateur LR Laurent Duplomb a vigoureusement condamné, dans un rapport, l’absence de respect des normes des importations de produits alimentaires : « En tout et pour tout, ce serait entre 10 et 25 % des produits importés en France qui ne respecteraient pas les normes minimales imposées aux producteurs français, soit entre cinq et dix milliards d’euros de denrées illégales vendues en France chaque année. » Et de dénoncer sans détour « une atteinte à la sécurité alimentaire de nos concitoyens ».
De l’industriel négligent au petit trafiquant en passant par les nouvelles formes de criminalité organisée, difficile de faire la part des choses. On connaissait le faux sac Chanel ou la copie du Viagra. Voici le faux miel, l’huile d’olive contrefaite et le trafic de mozzarella orchestrée par la Camorra, la mafia napolitaine. L’air de rien, la fraude alimentaire s’est développée à grande échelle. En 2017, l’alimentation représentait un quart des produits détenus en douane en Europe. Les fraudeurs n’ont pas mis longtemps à réaliser qu’il y avait dans l’alimentaire beaucoup d’argent à gagner et peu à perdre. Moins en tous les cas que dans le trafic de drogue ou les ventes d’armes. « Dans les boissons alcoolisées, les méthodes de production se sont incroyablement sophistiquées. Des réseaux criminels disposent de leurs propres lignes de production », peut-on lire dans un récent rapport d’Europol. On pensait acheter de la vodka premium, on a vite fait de se retrouver avec un alcool frelaté fabriqué dans un atelier clandestin.
Faut-il que les frontières soient à ce point poreuses ? Tout le monde s’accorde pour dire qu’on ne peut pas inspecter chaque conteneur. En moyenne, on en contrôle entre 3 et 5 % en Europe. Les importateurs ont appris depuis longtemps à déjouer la surveillance des douaniers. Facile lorsque l’on pense que l’État français dépense moins de dix millions d’euros par an pour contrôler les denrées alimentaires à l’importation. « C’est moins d’une semaine de ce que l’État encaisse au titre du Loto », soupire Laurent Duplomb, attablé à la buvette du Sénat.
Pas facile de relocaliser la production
À ce compte-là, c’est sûr, mieux vaut jouer la carte du local. « Stop aux kilomètres dans mon assiette! », sur la foi d’une étude menée par la London School of Economics montrant qu’un achat de 10 euros auprès d’un producteur engendre 25 euros redistribués dans l’économie contre 14 euros dans la grande distribution, La Ruche qui dit oui, une plateforme de vente en ligne en circuit court, a lancé une pétition. Elle demande au gouvernement de prendre des engagements concrets en faveur d’une alimentation locale. Mais il en va de l’agriculture comme de l’industrie. Va-t-on pouvoir subvenir aux besoins des Français?
Excellente promesse que celle de Carrefour de vendre des fruits et légumes de saison 100 % français d’ici 2020. Mais l’enseigne n’est pas toute seule. « S’est-elle interrogée pour savoir si le tissu agricole allait pouvoir répondre? Le système agroalimentaire est organisé de telle manière que des événements géopolitiques, climatiques ou sanitaires peuvent impacter fortement les marchés. On le voit en ce moment avec la peste porcine », explique Philippe Goetzmann, fin connaisseur des tendances de consommation. C’est la même chose pour les produits issus de l’agriculture biologique. Aujourd’hui, l’offre ne suffit pas du tout à satisfaire l’appétit des Français pour le bio. C’est pour ça qu’on ne peut pas faire un pas dans un magasin bio sans tomber sur des fruits et légumes d’Espagne. Thierry Desouches est le porte-parole de Système U. Il raconte : « On reçoit des tonnes de lettres de consommateurs offusqués par toutes ces importations. Mais si on pouvait ne faire que du bio français, on le ferait bien sûr. »
Les faits sont têtus : on ne produit pas tout ce que l’on consomme. Notamment dans les fruits et légumes. Jean-Marie Séronie est agroéconomiste, il l’explique : « C’est en partie lié au coût élevé de la main-d’œuvre en France et à l’interdiction de recourir à certains traitements phytosanitaires. Résultat, certaines années on a des impasses et on doit recourir à l’importation. » C’est la même chose sur le marché de la volaille. La France s’est taillé une belle réputation dans les poulets haut de gamme (Label rouge, Loué, etc.) mais, du coup, la restauration et l’industrie n’ont d’autre choix que d’importer pour se fournir en poulets bas de gamme et bon marché.
On ne peut pas faire non plus comme si le marché unique n’existait pas. Au fil du temps, des filières se sont structurées au sein même de l’Europe, elles s’imbriquent parfois, s’entremêlent, au gré de l’élargissement de l’UE. D’ailleurs les économistes ne parlent pas d’importations en provenance de pays de l’UE mais « d’expéditions ». Et puis, il faut aussi être cohérent. Pourquoi un restaurateur de Montpellier irait acheter son porc dans les Côtes-d’Armor quand ceux, à proximité, de Catalogne lui tendent les bras ?
Il n’empêche, les consommateurs, eux, n’en démordent pas. Ils veulent des circuits courts et du local. Ils sont prêts à faire des kilomètres pour aller acheter leurs aliments en direct à la ferme, commander à l’avance des paniers de fruits et légumes issus d’une agriculture paysanne et payer un peu plus cher pour rémunérer les petits producteurs. L’idée est belle. C’est un bon moyen de retisser du lien entre les villes et le monde paysan. De passer d’une logique d’achat alimentaire guidé uniquement par le prix et l’abondance à une autre, basée sur la proximité, le goût et la transparence. Mais, ne rêvons pas, tout reste à inventer pour poser les bases d’un modèle durable.
Importer, c’est parfois plus écolo !
Pour sauver la planète, on pensait qu’il fallait à tout prix éviter d’acheter ces aliments qui débarquent par porte-conteneurs à grand renfort de fuel. Et privilégier les circuits courts. En fait, la distance parcourue par les aliments compte pour moins de 20 % des gaz à effet de serre dont nos assiettes sont responsables. C’est le mode de production qui, de très loin, a le plus des conséquences. Le recours aux pesticides, aux fertilisants, l’énergie et le matériel utilisés dans les champs, la fermentation des ruminants, etc. à elle seule, cette phase de production pèse pour 67 % des émissions de gaz à effet de serre. Des haricots verts bio importés par bateau de Nouvelle-Zélande ont un impact carbone plus faible que ceux gorgés de pesticides cultivés industriellement dans le champ d’à côté. Ramenées au kilo de marchandises transportées, les émissions par kilomètre parcouru et par tonne transportée sont dix fois plus faibles pour un poids lourd de 32 t et 100 fois plus faibles pour un cargo transocéanique que pour une camionnette de moins de 3,5 t.

Bientôt un Uber ou un Airbnb coopératif et éthique ?
Bientôt un Uber ou un Airbnb coopératif et éthique ?
https://usbeketrica.com/article/bientot-un-uber-ou-un-airbnb-cooperatif-et-ethique

De la célébration à la dénonciation
Depuis, le vent a tourné. Le terme a disparu des radars, tout comme ses plus fervents zélotes. Il faut dire que la réalité n’a pas été aussi enchanteresse que prévue. Si Airbnb ou Blablacar rendent des services incontestables à leurs utilisateurs, ces entreprises se sont aussi imposées comme des acteurs monopolistiques fixant unilatéralement leurs conditions, prélevant allègrement une rente sur la valeur créée par leurs utilisateurs afin, notamment, de rétribuer leurs actionnaires et doper leur cours en bourse. D’autres acteurs, comme Uber, Lyft, Deliveroo ou Frichti (il faut lire à ce propos le récit édifiant d’un de ses livreurs) ont ajouté à ce modèle un vernis antisocial, se signalant par un contournement systématique du droit du travail et une exploitation sans vergogne des travailleurs. Dans ce contexte, alors que la célébration de l’économie du partage a laissé place à la dénonciation de l’uberisation de l’économie, que faire ?
« Les plateformes coopératives sont un véhicule pour que les personnes qui ont des vues similaires puissent s’organiser et lutter pour les droits fondamentaux des travailleurs ».
Certaines voix plaident pour un détournement du modèle même des plateformes, ou plutôt pour sa réappropriation. En d’autres termes, il s’agirait de construire des plateformes coopératives, alternatives, appartenant à leurs utilisateurs, traitant dignement leurs travailleurs et protégeant les données personnelles. Parmi les promoteurs de cette idée, on trouve notamment l’universitaire américain Trebor Scholz, professeur à la New School de New York, père du concept de digital labor et initiateur d’un mouvement international autour de ce qu’il nomme le « coopérativisme de plateforme ». Si « les plateformes coopératives ne sont pas une solution miracle pour la société, explique-t-il, elles sont un véhicule pour que les personnes qui ont des vues similaires puissent s’organiser et lutter pour les droits fondamentaux des travailleurs ».
Cloner le noyau technologique d’Uber
Dans un ouvrage, publié en 2016 aux États-Unis – et traduit en France l’année suivante chez FYP éditions), intitulé Le coopérativisme de plateforme : 10 principes contre l’uberisation et le business de l’économie du partage, Scholz esquisse quelques principes pour guider la démarche. Il faut, écrit-il, « cloner le noyau technologique d’Uber, TaskRabbit ou Upwork (une plateforme pour les travailleurs indépendants, ndlr). Il s’agit d’épouser la technologie, mais de s’en servir avec un modèle de propriété différent, en adhérant aux valeurs démocratiques. (…) Les plateformes peuvent être détenues et pilotées par des syndicats, des villes et diverses formes de coopératives faisant preuve d’inventivité ».

Pour soutenir ce projet, Trebor Scholz a lancé en 2017 le Plateform cooperative consortium afin de mettre en réseau et d’accompagner les initiatives existantes. Car de nombreux projets de ce type ont déjà vu le jour (plus de 350 dans 26 pays, selon les chiffres du chercheur américain). Trebor Scholz cite par exemple Cotabo, une coopérative de chauffeurs de VTC italiens comptant 5000 membres, Smart, plateforme coopérative qui accompagne les travailleurs freelance, présente dans 9 pays et forte de 100 000 membres, Fairbnb, alternative à Airbnb qui promet de reverser ses profits dans le développement de projets éthiques au niveau local, ou bien encore CoopCycle, plateforme française qui défend la livraison à vélo respectueuse des livreurs et de l’environnement et met à disposition une solution logicielle pour créer localement sa coopérative de livreurs.
« Dans tous les cas, explique Trebor Scholz, nous nous sommes rendus compte que les plateformes coopératives étaient plus productives, traitaient mieux leurs employés et étaient plus résilientes en cas de crise. Le taux d’absentéisme et le turnover y sont plus faibles. Et enfin, la vie privée des utilisateurs est beaucoup plus respectée ». S’il n’existe pas de modèle type pour ces plateformes, elles s’inspirent toutes des expériences coopératives antérieures à l’essor du numérique.
Le contraire d’un modèle spéculatif
« Le principe clé de l’entreprise coopérative, explique ainsi Olivier Frey, économiste spécialiste du sujet, c’est une personne = une voix. C’est un principe démocratique. L’idée d’une plateforme coopérative, c’est d’être co-propriétaires de la plateforme ». De cet affirmation découle un des premiers défis posés à ce genre d’initiative : le financement. « L’idée, c’est de faire vivre et prospérer une entreprise sur le long terme, rappelle Trebor Scholz. L’argent des capital-risqueurs qui financent des entreprises comme Uber ou Airbnb n’est pas disponible pour nous car il n’y a pas de perspective de profits à très court terme et de revente rapide à Google ou à une autre entreprise. Nous ne sommes pas dans un modèle spéculatif. C’est tout le contraire ».
Bastien Sibille est président de Mobicoop, plateforme coopérative de covoiturage née pour battre en brèche le monopole de Blablacar. Chez Mobicoop, contrairement à Blablacar, on ne prélève pas de commission sur les trajets effectués par les utilisateurs. La plateforme, elle, appartient à ses coopérateurs, qui ont acheté des parts sociales de l’entreprise et participent aux décisions stratégiques. La vente de ces parts n’est toutefois pas une source de capital suffisante. Le bénévolat est pour l’heure au coeur du modèle et il a fallu trouver d’autres moyens de générer des revenus. « Nous avons un modèle basé à 98% sur de la prestation de services, précise Bastien Sibille. Nous répondons à des appels d’offre de collectivités qui veulent mettre en place des services de covoiturage ou qui ont besoin de conseil en mobilité. Cela génère un chiffre d’affaire de 500 à 600 000 euros par an. L’idée, à terme, c’est de compléter cela avec du don, en nous inspirant de ce que font Wikipedia ou HelloAsso. Nous pourrions ainsi proposer à chacun de nos utilisateurs de nous laisser un pourboire après avoir effectué un covoiturage ».
« La question de la masse est cruciale. Au-delà de ça, on peut avoir le plus beau site du monde, la plus belle appli, ça ne sert à rien »
Chez Open Food France, plateforme qui fait la promotion des circuits courts alimentaires et met à disposition un logiciel open source pour gérer localement des coopératives alimentaires, on a pu compter sur le soutien de fondations privées pour amorcer le projet mais, là encore, le bénévolat a été une donnée clé de l’équation.
Ce manque de financement est une question récurrente pour les plateformes coopératives. Sans aucun doute le défi majeur à surmonter. Car qui dit manque de financement dit souvent manque de communication autour des projets. Car qui connaît Smart, Fairbnb, Open Food ou CoopCycle ? Ce manque de notoriété se traduit pour l’heure par un déficit d’utilisateurs, un autre défi de taille à relever. « La seule vraie question, c’est celle-là affirme Bastien Sibille. La question de la masse est cruciale. Au-delà de ça, on peut avoir le plus beau site du monde, la plus belle appli, ça ne sert à rien. Avec ses 260 000 comptes utilisateurs, Mobicoop est sans doute le projet de plateforme coopérative de plus grande ampleur en France, mais pour que notre système marche vraiment il en faudrait au moins 1 million ». Mobicoop peut toutefois se targuer d’avoir déjà 15 salariés, 150 bénévoles actifs et 700 coopérateurs. « Nous sommes au début de l’histoire tient à rappeler Myriam Bouré, nous sommes encore dans une période de défrichage. Mais je pense que le mouvement engagé est très prometteur ».
Cohabiter plus que détruire
Pour bon nombre d’acteurs du coopérativisme de plateforme, l’idée n’est pas de faire disparaître Uber, Airbnb ou Deliveroo. « Historiquement, les coopératives n’ont jamais détruit les grandes entreprises, rappelle Trebor Scholz, elles ont cohabité, elles ont fait partie de l’économie, du paysage, comme un choix supplémentaire offert aux gens ». Il s’agit surtout de proposer un contre-modèle aux plateformes monopolistiques, une alternative au modèle de l’uberisation. « Pour moi, c’est une question de justice sociale par rapport à la communauté qui, sur le terrain, fournit le service, souligne Bastien Sibille. Les gens qui partagent leur voiture créent de la richesse. Et aujourd’hui, cette valeur créée par les utilisateurs est accaparée par quelques fonds d’investissement. Blablacar, par exemple, est valorisée 1,4 milliard de dollars, c’est clairement démesuré par rapport à la solution technique qu’elle apporte. Le delta, c’est sa communauté d’utilisateurs. Moi, je veux des plateformes qui garantissent aux communautés le fait que le bien commun créé reste du bien commun. C’est une réponse à l’uberisation, clairement ».

Myriam Bouré, co-fondatrice d’Open Food France, abonde dans ce sens. Elle aussi voit dans le coopérativisme de plateforme un enjeu de pouvoir, de souveraineté pour les usagers. « Il s’agit de passer d’un secteur très centralisé,explique-t-elle, avec peu d’acteurs qui ont beaucoup de pouvoir, à quelque chose de beaucoup plus décentralisé, avec beaucoup d’acteurs qui coopèrent entre eux, où le pouvoir est réparti et où les acteurs sont plus souverains. C’est ça le coeur de notre mission. Il s’agit de faire émerger une société des communs ».
Si le « coopérativisme de plateforme » en est encore à ses débuts, les coopératives représentent, à l’échelle mondiale, 300 millions de salariés et 1 milliard de membres. Des chiffres loin d’être anecdotiques et de nature à inspirer. « Le modèle coopératif, ce n’est pas une niche, rappelle Olivier Rey, et je pense qu’il est d’autant plus pertinent aujourd’hui qu’on sent une vraie quête de sens dans le travail chez les plus jeunes ». L’histoire, sans doute, ne fait que commencer.

Alimentation : inquièts du succès de l’appli Yuka, industriels et distributeurs contre-attaquent
L’appli star Yuka, qui note les aliments en fonction de leurs qualités nutritionnelles, revendique désormais 7,5 millions d’utilisateurs. Une influence grandissante qui a poussé le secteur agroalimentaire à changer la composition de certains produits. Mais son système de notation est critiqué par des industriels qui passent à l’offensive.

Plusieurs distributeurs et industriels tentent de développer leur propre application comme gage de transparence.
©Yuka
Scanner les produits alimentaires avec son téléphone, un geste devenu courant dans les allées des supermarchés. Désireux de transparence, les citoyens se sont tournés vers des applications leur permettant de connaître la composition des produits qu’ils consomment de façon ludique, sans connaissances poussées de diététique. L’appli star est Yuka. Elle comptabilise plus de 7,5 millions d’inscrits dont 3,5 millions d’utilisateurs actifs par mois, une vraie révolution dans les modes de consommation.
“La qualité de l’information n’est pas toujours bonne”
Mais l’influence grandissante de Yuka pose question. “Ce qui me gêne, c’est que ce sont trois jeunes et leur appli qui vont désormais faire le succès ou la perte de tel ou tel produit. D’autant que le système de notation me semble discutable”, prévient Olivier Frey, consultant et spécialiste du secteur alimentaire. Et il n’est pas le seul à tenir ces positions.
“Notre attitude est bienveillante envers Yuka car elle répond à une attente des consommateurs”, explique un distributeur. “Mais la qualité des informations n’est pas toujours bonne. C’est un peu comme Wikipédia face à l’Encyclopédie Universalis, il est nécessaire mais il peut comporter des erreurs et être orienté”. Une autre enseigne critique le “simplisme” de Yuka. “Le fromage va être classé en mauvais alors qu’il faut juste en manger de manière équilibré”, déplore-t-elle.
Yuka, qui ne travaille avec aucune marque ni aucun fabricant, note les produits de 1 à 100 en fonction de la qualité nutritionnelle (60 %), de la présence d’additifs (30 %) et de la dimension biologique (10 %). Cela permet à l’application d’indiquer si l’article est excellent, bon, médiocre ou mauvais.
Des applis venues des distributeurs
C’est justement sur les additifs que les critiques se focalisent car certains d’entre eux classés comme “nocifs”, “à éviter” ou “douteux” sont autorisés par l’Union européenne.”Nous appliquons le principe de précaution avant tout”, se défend un porte-parole de Yuka. “Malheureusement, ce n’est pas parce qu’un ingrédient n’est pas interdit qu’il ne présente pas de risque pour la santé”.
Face à cette nouvelle donne, plusieurs industriels et distributeurs bannissent des produits controversés de leurs rayons. Système U a décidé de lancer sa propre application, baptisée “Y’a quoi dedans”. “On ne donne pas d’indications aussi péremptoires que Yuka, il n’y a pas de feux vert, orange ou rouge. On indique aux consommateurs les ingrédients sujets à polémique, l’huile de palme par exemple pour le Nutella et on note que la consommation de ce produit, en excès, peut poser problème”, explique un porte-parole du distributeur.
Num-Alim, une base de données géante
La contre-attaque la plus frontale vient des industriels. L’ANIA, la Fédération nationale des industriels de l’alimentaire, veut reprendre la main sur ses produits. Elle a annoncé le 23 novembre travailler depuis quatre ans sur une énorme base de données baptisée Num-Alim. Cette “encyclopédie” permettra de connaître les conditions de production, la traçabilité, l’impact sanitaire et nutritionnelle… En bref, toute la “carte d’identité d’un produit”.
Conscients que les consommateurs sont à la recherche d’une appli simple et ludique, les industriels pourraient mettre à disposition leurs données à des startups et grands groupes du numérique qui s’occuperont de les décliner en appli grand public, une façon de proposer une réelle alternative à Yuka.
Marina Fabre @fabre_marina
https://www.novethic.fr/actualite/social/consommation/isr-rse/face-a-l-influence-de-yuka-les-industriels-et-distributeurs-contre-attaquent-146661.html

Formation sur la blockchain et ses applications en agriculture et dans l’agroalimentaire (1 jour)
Les blockchains : une révolution pour l’agroalimentaire? (1 jour)
Il s’agit d’une formation d’une journée sur la blockchain et ses déclinaisons en agriculture et en agroalimentaire.
Le concept de blockchain a beaucoup fait parler de lui notamment depuis l’envolée du bitcoin et sa médiatisation croissante en 2017. Certains voit même la blockchain comme la nouvelle révolution d’Internet.
A côté de cela, le secteur agroalimentaire a récemment dû faire face d’un côté à plusieurs scandales sanitaires ces dernières années (oeufs contaminés au fipronil, affaire du lait contaminé chez Lactalis…) et de l’autre à un changement des habitudes de consommation, avec un consommateur qui veut de plus en plus de transparence et de sécurité. Dans ce contexte, se pose alors la question de l’utilité des blockchains dans la chaîne alimentaire. Si on parle de plus en plus de blockchain dans les médias, quels sont les cas concrets d’utilisation des blockchains en agriculture et en agroalimentaire ? Enfin, à quoi ressemble l’écosystème des blockchain dans la chaîne alimentaire et quelles sont les startups et les acteurs qui ont mis au point ou ont des projets de blockchain?
Cette formation s’adresse à toute personne travaillant dans le domaine agricole ou agroalimentaire et désireuse d’en connaître un peu plus sur le concept de blockchain, les acteurs qui ont déjà mis en place des solutions à base de blockchain et les différentes applications concrètes de la blockchain dans la chaîne agroalimentaire.
Programme synthétique de la journée :
1. Contexte : quelques statistiques sur l’importance de la blockchain
2. Blockchain : décryptage d’un concept qui fait beaucoup parler de lui
• Quel est son fonctionnement, quel est le lien entre les blockchains et les cryptomonnaies, quelles sont les origines de ce concept, quels sont les différents types de blockchains,
• Expliquer des termes spécifiques au monde de la blockchain tels que le consensus ou le minage
• Connaître la différence entre blockchain publique et blockchain privée
• Comprendre les défis techniques, organisationnels et juridiques d’un développement de la technologie blockchain à grande échelle
Présentation des principaux acteurs impliqués dans la blockchain (consortiums financiers, géants de la tech, start-up,…)
• Mise en lumière de cas d’usage en dehors du secteur agricole (Finance, Energie, Assurance…)
Pause déjeuner
3. Une application de la blockchain : les « smart contracts »
- Qu’est ce qu’un smart contract ou contrat intelligent
- Introduction au concept d’Oracle
- Quelques exemples de smart contracts
4. La blockchain et le droit
Un balayage rapide des questions que pose la blockchain au droit français
5. Focus sur des cas d’usages de la blockchain dans l’agriculture et l’agroalimentaire en France et à l’étranger
Un tour d’horizon des différents cas d’usages repéré en 2020
6. Zoom sur des acteurs de la blockchain dans l’agriculture et l’agroalimentaire
Un panorama des différents acteurs de l’agroalimentaire ayant développé ou annoncé travaillé sur des applications de la blockchain en 2020
7. Quel avenir pour la blockchain?
Conclusion et tour de table avec les participants
N’hésitez pas à me contacter pour toute demande de devis.

Accompagnement pédagogique de MOOC et de COOC
Travaillant dans le domaine de la formation, j’essaie de proposer de nouvelles formes d’apprentissages aux apprenants. Le format de MOOC (Massive Online Open Courses) est intéressant pour les entreprises car il permet de répondre à des objectifs variés tels que la formation, la communication ou encore le recrutement. Il s’agit de formations en ligne en libre accès sur Internet articulées autour de différents modules et qui s’étalent sur plusieurs semaines. Grâce aux MOOC, les apprenants ont à disposition un contenu pédagogique avec des vidéos et peuvent tester leurs connaissances à l’aide de quizz. Lorsqu’ils ont complété un MOOC, les apprenants peuvent obtenir un certificat.
Dans ce cadre, j’ai par exemple participé à l’élaboration du MOOC de la Coopération Agricole pour lequel j’ai élaboré les scripts et participé à quelques vidéos.
J’ai également participé à la rédaction de scripts pour différents COOC à destination des coopératives agricoles développés par Services Coop de France dans le cadre de ses formation en ligne La Coop Academy comme par exemple un COOC sur la blockchain, un COOC sur la transformation digitale des coopératives agricoles ou encore un COOC pour découvrir le monde des coopératives agricoles.

Aide à la rédaction de réponses à appels à projets (Ademe, FranceAgriMer…)
Le montage de dossier pour des réponses à appel à projets est souvent fastidieux et nécessite d’être synthétique et de bien mettre au clair ses idées. Les entreprises n’ont pas toujours toutes les compétences nécessaires en interne pour monter ce genre de dossier.
Je mets donc mes compétences de rédaction et de synthèse au service de votre entreprise afin de répondre au mieux aux appels à projets publiés par des organismes tels que l’Ademe ou encore FranceAgriMer.



