Agridata n°14 : panorama de l’agriculture dans l’Union Européenne
Panorama de l’agriculture dans l’Union européenne : exploitations, production et PAC
L’agriculture européenne repose sur des modèles très différents selon les pays : petites exploitations familiales, grandes structures de cultures arables, élevages spécialisés, productions méditerranéennes ou systèmes très intensifs à forte valeur ajoutée. Derrière cette diversité, plusieurs transformations communes se dégagent : le nombre d’exploitations diminue, leur taille moyenne augmente, le renouvellement des générations demeure difficile et la production agricole se concentre dans quelques grands pays.
Ce panorama s’appuie principalement sur les dernières données structurelles d’Eurostat disponibles pour 2023, complétées par les comptes économiques de l’agriculture pour 2025 et les montants programmés dans les plans stratégiques nationaux de la politique agricole commune. Il permet de répondre à quatre questions : combien l’Union européenne compte-t-elle d’exploitations agricoles, comment les terres sont-elles réparties, quels pays contribuent le plus à la production et comment les financements européens accompagnent-ils le secteur ?
Mise à jour : août 2026. Les données utilisées dans cette analyse sont les dernières disponibles dans les sources indiquées à la fin de l’article. Les chiffres 2025 des comptes économiques de l’agriculture sont des estimations Eurostat.
Ce qu’il faut retenir
- L’Union européenne comptait environ 8,77 millions d’exploitations agricoles en 2023, contre 13,58 millions en 2007, soit une baisse de 35,4 %.
- La surface agricole utilisée a beaucoup moins évolué : elle est passée de 157,4 à 156,2 millions d’hectares entre 2007 et 2023, soit un recul inférieur à 1 %.
- La taille moyenne d’une exploitation est ainsi passée de 11,6 à 17,8 hectares.
- Les exploitations de moins de 5 hectares représentent 62,8 % des structures mais seulement 5,6 % de la surface agricole. À l’inverse, les exploitations d’au moins 100 hectares ne représentent que 3,8 % des structures et exploitent 53,0 % de la surface.
- En 2023, 34,9 % des chefs d’exploitation avaient 65 ans ou plus, contre 10,7 % âgés de moins de 40 ans.
- Le travail familial reste dominant : dans le champ statistique retenu par Eurostat, près de 88 % des exploitations réalisent au moins la moitié de leur travail avec une main-d’œuvre familiale.
- La valeur de la production agricole de l’Union européenne est estimée à 562,5 milliards d’euros en 2025. La France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie en représentent ensemble 56,4 %.
Comment mesurer l’agriculture dans l’Union européenne ?
Plusieurs indicateurs complémentaires sont nécessaires pour dresser un panorama de l’agriculture européenne.
Le nombre d’exploitations renseigne sur la structure sociale et économique du secteur, mais il ne suffit pas pour évaluer son poids productif. Une exploitation de quelques hectares et une structure de plusieurs centaines d’hectares sont comptées de la même façon. Il faut donc mettre ce nombre en regard de la surface agricole utilisée, ou SAU, qui comprend les terres arables, les cultures permanentes, les prairies et les pâturages permanents exploités par les fermes.
La taille moyenne, obtenue en divisant la SAU par le nombre d’exploitations, facilite les comparaisons. Elle masque cependant la dispersion des structures. L’analyse par classes de superficie est donc indispensable pour savoir quelle part des terres est exploitée par les petites, moyennes et grandes unités.
Enfin, la valeur de la production agricole ne correspond ni au revenu des agriculteurs ni à la valeur ajoutée du secteur. Les comptes économiques de l’agriculture mesurent la valeur des biens et services produits aux prix courants. Une hausse peut donc provenir d’une progression des volumes, d’une augmentation des prix ou des deux à la fois.
Comment le nombre d’exploitations agricoles a-t-il évolué ?
Entre 2007 et 2023, le nombre d’exploitations agricoles dans l’Union européenne est passé de 13,58 millions à 8,77 millions. L’UE a donc perdu environ 4,81 millions d’exploitations en seize ans, soit une diminution de 35,4 %.
Cette baisse n’a pas été accompagnée d’une contraction comparable des terres agricoles. Sur la même période, la SAU est passée de 157,38 à 156,21 millions d’hectares, soit un recul de seulement 0,7 %. L’essentiel des terres libérées par les exploitations qui disparaissent est donc repris par d’autres structures plutôt que de sortir de l’activité agricole.
La conséquence est une hausse régulière de la taille moyenne : 11,6 hectares en 2007, 13,2 hectares en 2010, 14,8 hectares en 2013, 17,4 hectares en 2020 et 17,8 hectares en 2023. Cette évolution traduit un mouvement de concentration foncière et économique, mais pas nécessairement une uniformisation des modèles agricoles.
Graphique 14.1 — Évolution du nombre d’exploitations, de la SAU et de la taille moyenne dans l’UE, 2007-2023
Une restructuration plus qu’un recul uniforme de l’agriculture
La stabilité de la SAU à l’échelle européenne ne signifie pas que toutes les terres restent cultivées ni que tous les territoires suivent la même trajectoire. Elle indique surtout que, dans l’ensemble, la diminution du nombre d’exploitations s’accompagne d’un agrandissement des structures restantes.
Cette restructuration peut résulter de départs à la retraite sans reprise familiale, de regroupements d’exploitations, de locations de terres supplémentaires ou de transformations juridiques. Elle soulève aussi des questions sur l’accès au foncier, le renouvellement des générations et le maintien d’un tissu agricole dans les zones les plus fragiles.
Quelle est la taille des exploitations agricoles européennes ?
La taille moyenne européenne de 17,8 hectares recouvre des écarts considérables. En 2023, elle dépassait 100 hectares en République Tchèque et en Slovaquie. Elle atteignait également environ 91 hectares en Estonie, 84 hectares au Danemark et 75 hectares en France.
À l’autre extrémité, la moyenne était inférieure à 8 hectares en Grèce et en Slovénie, à 4,4 hectares en Roumanie, à 4,1 hectares à Chypre et à 1,1 hectare à Malte. Ces différences résultent de l’histoire foncière, des spécialisations productives, des conditions naturelles, des politiques nationales et des modes d’organisation du travail.
Une grande taille moyenne n’implique pas automatiquement une production plus intensive ou un revenu plus élevé. Les exploitations d’élevage extensif ou de grandes cultures mobilisent davantage de foncier, alors que l’horticulture, la viticulture ou certaines productions sous serre peuvent créer une forte valeur sur de petites surfaces.
Graphique 14.2 Taille moyenne des exploitations agricoles dans les 27 pays de l’UE en 2023
Peu de grandes exploitations concentrent plus de la moitié des terres
La répartition par classes de taille fait apparaître une structure très polarisée. Les exploitations de moins de 5 hectares représentent 62,8 % de l’ensemble des exploitations, mais elles n’utilisent que 5,6 % de la SAU européenne.
Les exploitations de 5 à 49,9 hectares rassemblent 29,6 % des structures et 26,0 % des terres. Celles de 50 à 99,9 hectares représentent 3,9 % des exploitations et 15,3 % de la SAU. Enfin, les exploitations de 100 hectares ou plus ne constituent que 3,8 % du total, mais elles exploitent 53,0 % des terres agricoles.
Cette concentration ne doit pas être interprétée comme l’opposition entre un modèle unique de petites fermes et un modèle unique de grandes entreprises. Les statuts juridiques, les systèmes de production et le recours au travail salarié varient fortement au sein de chaque classe. Elle montre néanmoins que le nombre d’exploitations et la répartition du foncier décrivent deux réalités très différentes.
Graphique 14.3 Part des exploitations et part de la SAU selon la classe de taille en 2023
Le renouvellement des générations est-il assuré ?
Le vieillissement des chefs d’exploitation constitue l’un des principaux défis de l’agriculture européenne. En 2023, les personnes âgées de 65 ans ou plus dirigeaient 34,9 % des exploitations, tandis que les moins de 40 ans n’en dirigeaient que 10,7 %. Le groupe des 40 à 64 ans représentait 54,4 % du total.
Le déséquilibre est particulièrement marqué à Chypre et au Portugal, où plus de la moitié des chefs d’exploitation ont au moins 65 ans. Leur part dépasse également 40 % en Italie, à Malte et en Roumanie.
À l’inverse, l’Autriche se distingue par une proportion de moins de 40 ans proche de 24 %. Cette part dépasse 20 % en France et approche 20 % au Luxembourg, en Pologne et en Slovaquie. Ces écarts doivent toutefois être interprétés avec prudence : ils peuvent refléter les règles de transmission, les formes sociétaires et la manière dont le chef d’exploitation est déclaré, autant que la présence effective de jeunes actifs.
Le renouvellement ne dépend pas seulement du nombre de candidats à l’installation. Il est aussi lié au prix et à la disponibilité du foncier, au capital nécessaire, aux perspectives de revenu, aux conditions de travail et à l’accès au logement et aux services dans les territoires ruraux.
Graphique 14.4 Répartition des chefs d’exploitation par classe d’âge dans les pays de l’UE en 2023
Quelle place le travail familial conserve-t-il ?
Malgré l’agrandissement moyen des structures, l’exploitation familiale reste au cœur de l’agriculture européenne. Dans le champ harmonisé retenu par Eurostat — les exploitations situées au-dessus des seuils nationaux — environ 88 % des exploitations mobilisent une main-d’œuvre familiale pour au moins la moitié du travail agricole. Pour 51,7 % des exploitations, la totalité du travail recensé est familiale.
Le poids du travail familial est particulièrement élevé en Slovénie, à Malte, en Pologne, en Grèce et en Lituanie. Il est plus faible au Danemark et en Estonie, et surtout en France selon cet indicateur de part du volume de travail. Cela ne signifie pas que les exploitations françaises ne sont pas familiales au regard de leur propriété ou de leur gouvernance : l’indicateur mesure uniquement la contribution de la famille au travail total et reflète donc aussi le recours au salariat.
Cette distinction est importante. Une exploitation peut être détenue et dirigée par une famille tout en employant une main-d’œuvre salariée importante. À l’inverse, une petite exploitation peut reposer presque exclusivement sur le travail de ses membres sans dégager un revenu comparable.
Graphique 14.5 Part des exploitations à dominante familiale dans les pays de l’UE en 2023
Quelle est la valeur de la production agricole européenne ?
Selon les estimations des comptes économiques de l’agriculture, la valeur de la production agricole de l’Union européenne atteint 562,5 milliards d’euros en 2025. Les productions végétales représentent 275,5 milliards d’euros, soit 49,0 % du total. Les animaux et produits animaux en représentent 240,6 milliards, soit 42,8 %. Les services agricoles comptent pour 25,6 milliards et les activités secondaires non agricoles non séparables pour 20,8 milliards.
En valeur courante, la production totale a progressé d’environ 47 % entre 2016 et 2025, passant de 382,3 à 562,5 milliards d’euros. Cette évolution ne mesure cependant pas une hausse équivalente des volumes. Elle intègre les variations de prix, notamment celles de l’énergie, des engrais, des céréales, des produits animaux et des autres marchés agricoles.
Entre 2024 et 2025, la valeur de la production est estimée en hausse de 5,8 %. Eurostat attribue cette progression à une augmentation combinée des volumes et des prix. Ces résultats devront être révisés lorsque les comptes définitifs seront disponibles.
Graphique 14.6 Évolution de la valeur de la production agricole de l’UE par composante, 2016-2025 (en millions d'€)
Quatre pays réalisent plus de la moitié de la production
La production agricole européenne est concentrée dans quelques grandes puissances agricoles. En 2025, la France occupe la première place avec une production estimée à 90,8 milliards d’euros, devant l’Allemagne avec 78,7 milliards, l’Espagne avec 73,9 milliards et l’Italie avec 73,6 milliards.
Ces quatre pays représentent ensemble 56,4 % de la valeur agricole de l’Union européenne. La Pologne arrive ensuite avec 45,5 milliards d’euros, devant les Pays-Bas avec 42,1 milliards et la Roumanie avec 23,4 milliards. Les sept premiers pays concentrent ainsi un peu plus des trois quarts de la production.
Le classement en valeur ne dépend pas uniquement des superficies. Les Pays-Bas, par exemple, occupent une place élevée grâce à des productions intensives et à forte valeur ajoutée, alors que d’autres pays disposent de surfaces beaucoup plus vastes mais d’une valeur produite par hectare plus faible.
La composition de la production varie elle aussi. Les productions végétales occupent une place importante dans les pays méditerranéens et dans plusieurs pays de grandes cultures, tandis que l’élevage et les produits animaux pèsent davantage en Irlande, au Danemark ou dans certains pays du nord et du centre de l’Europe.
Graphique 14.7 Valeur et composition de la production agricole par pays en 2025
Comment la politique agricole commune soutient-elle les États membres ?
La politique agricole commune demeure la principale politique européenne consacrée au secteur. Depuis 2023, sa mise en œuvre repose sur des plans stratégiques établis par les États membres et approuvés par la Commission européenne. Ces plans combinent les paiements directs, les interventions sectorielles et les mesures de développement rural.
L’addition des financements européens programmés dans les tableaux des plans stratégiques représente environ 256,5 milliards d’euros pour les 27 États membres. La France reçoit l’enveloppe la plus élevée, avec environ 45,1 milliards d’euros, devant l’Allemagne et l’Espagne, proches de 30 milliards chacune, puis l’Italie avec 26,2 milliards et la Pologne avec 21,9 milliards.
Ces montants reflètent notamment la taille du secteur agricole, les références historiques, les priorités nationales et la répartition entre paiements directs et développement rural. Ils ne doivent pas être interprétés comme un classement de l’efficacité des politiques ni comme les dépenses d’une seule année.
Une précaution est également nécessaire : les périodes couvertes ne sont pas strictement identiques. Les données agrégées portent sur les paiements directs des exercices 2024 à 2028, les interventions sectorielles de 2023 à 2027 et le FEADER de 2023 à 2029. Le total obtenu n’est donc pas directement comparable à un budget annuel de la PAC ni à un chiffre couvrant exactement la seule période 2023-2027.
Graphique 14.8 Financements européens programmés dans les plans stratégiques de la PAC par pays
Que révèle ce panorama de l’agriculture européenne ?
L’agriculture de l’Union européenne ne converge pas vers un modèle unique. Le mouvement général d’agrandissement coexiste avec le maintien de millions de petites exploitations, particulièrement nombreuses dans le sud et l’est de l’Europe. La concentration foncière est réelle, mais elle prend des formes différentes selon les systèmes agricoles et les territoires.
Trois enjeux se dégagent particulièrement.
- Le premier est celui du renouvellement des générations. La proportion élevée de chefs d’exploitation âgés rend les transmissions décisives pour l’avenir du foncier et des productions.
- Le deuxième concerne la création et la répartition de la valeur : le poids économique d’un pays dépend autant de ses spécialisations et de son intensité productive que de sa surface agricole.
- Le troisième est celui de l’adaptation, face au changement climatique, à la volatilité des marchés, au coût des intrants et aux attentes environnementales et sociales.
La PAC accompagne ces mutations, mais les données montrent que les situations nationales restent très contrastées. Pour comprendre l’agriculture européenne, il faut donc associer les indicateurs de structure, de travail, de production et de soutien public plutôt que de s’appuyer sur un classement unique.
Méthodologie et sources
Cette analyse porte sur les 27 États membres actuels de l’Union européenne. Les séries historiques ont été utilisées avec l’agrégat UE-27 fourni par Eurostat. Pour la structure physique des exploitations, l’analyse commence en 2007, faute d’un agrégat UE-27 directement comparable pour 2005 dans l’extraction retenue.
Les principales sources sont :
- Structure des exploitations, SAU et classes de taille : Eurostat, jeu de données ef_fsi_physz, années 2007 à 2023.
- Âge des chefs d’exploitation : Eurostat, jeu de données ef_fsi_agesex, année 2023.
- Poids de la main-d’œuvre familiale : Eurostat, jeu de données ef_lf_fam , année 2023, unité « exploitations » et champ des exploitations situées au-dessus des seuils nationaux.
- Valeur de la production agricole : Eurostat, comptes économiques de l’agriculture, jeu de données aact_eaa01, valeurs aux prix courants ; données 2025 estimées.
- Plans stratégiques de la PAC : Commission européenne, CAP Strategic Plans by country.
Les chiffres peuvent être arrondis dans le texte. De légers écarts peuvent apparaître entre certains tableaux Eurostat, notamment en raison des seuils nationaux, des règles d’imputation et des champs statistiques propres à chaque enquête.
Les montants financiers de la production et de la PAC ne doivent pas être additionnés ou comparés sans tenir compte de leur nature et de leur période.
À propos de l’auteur
Je suis Olivier Frey, consultant et économiste spécialisé dans l’agriculture, l’agroalimentaire et les coopératives agricoles. J’accompagne les organisations professionnelles, les entreprises et les acteurs publics dans leurs études économiques, leurs analyses sectorielles et leurs réflexions stratégiques.
À travers les Agridata, je rassemble, vérifie et mets en perspective des données agricoles et agroalimentaires afin de rendre accessibles les grandes transformations des filières, de la consommation et du commerce international.
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Pour aller plus loin
Questions fréquentes sur l’agriculture dans l’Union européenne
Combien l’Union européenne compte-t-elle d’exploitations agricoles ?
L’Union européenne comptait environ 8,77 millions d’exploitations agricoles en 2023, selon Eurostat. Leur nombre a diminué de 35,4 % depuis 2007.
Quelle est la taille moyenne d’une exploitation agricole européenne ?
En 2023, une exploitation agricole de l’UE utilisait en moyenne 17,8 hectares. Cette moyenne masque de très fortes différences entre les pays et entre les classes de taille.
Quel pays européen possède les plus grandes exploitations agricoles ?
En taille moyenne, la République Tchèque et la Slovaquie dépassaient 100 hectares par exploitation en 2023. Cela ne signifie pas nécessairement qu’elles avaient la production la plus élevée en valeur.
Quel est le premier pays agricole de l’Union européenne ?
En valeur de la production agricole, la France occupait la première place en 2025 avec environ 90,8 milliards d’euros, devant l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie.
Quelle part des agriculteurs européens a moins de 40 ans ?
Les chefs d’exploitation de moins de 40 ans représentaient environ 10,7 % du total en 2023, contre 34,9 % pour les personnes âgées de 65 ans ou plus.
Les exploitations agricoles européennes sont-elles encore familiales ?
Oui, le travail familial reste majoritaire dans une grande partie des exploitations. Dans le champ Eurostat retenu, la famille fournit au moins la moitié du travail dans environ 88 % des exploitations. Cet indicateur décrit le travail et non la propriété juridique de l’entreprise.
Quelle est la valeur de la production agricole de l’Union européenne ?
Eurostat estime la valeur de la production agricole de l’UE à 562,5 milliards d’euros en 2025. Il s’agit d’une valeur aux prix courants, qui dépend à la fois des quantités produites et des prix.

AgriData n°8 Evolution des exportations et importations de produits agricoles et agroalimentaires de la France
Alors que l’on parle beaucoup de sécurité alimentaire dans les médias depuis ces dernières semaines j’ai décidé, pour ce nouveau numéro d’AgriData, de m’intéresser plus en détail à l’évolution des exportations et importations de produits agricoles et agroalimentaires de la France. Vous découvrirez ainsi les montants que représentent les exportations des différents produits agricoles et agroalimentaires français. Mais vous pourrez également comprendre l’importance des importations dans nos repas quotidiens. Vous identifierez quels sont les produits que nous exportons le plus (en valeur) et inversement quels sont ceux que nous importons le plus (en valeur). Enfin vous découvrirez quels sont les produits exportés et importés qui ont le plus progressé entre 2007 et 2019.
Les données sont issues de la DGDDI.
NDLR : les cartes et les graphiques sont interactifs et il est donc par exemple possible de cliquer sur les pays et d’effectuer des recherches pays par pays, d’isoler un produit en particulier ou encore de choisir une année bien précise pour les graphiques
Graphique 8.1 Evolution des exportations globales de produits agricoles et alimentaires pour la France (en millions d’euros)
Entre 2007 et 2019, les exportations globales de produits agricoles et alimentaires français sont passés de 45,6 milliards d’euros en 2007 à 63,5 milliards d’euros en 2019 (hors tabac et sylviculture). Au global, elles ont augmenté de 39,3% entre 2007 et 2019.
En 2007, l’agroalimentaire représentait 75,1% des exportations et l’agriculture 24,9%.
En 2019, l’agroalimentaire représentait 76,2% des exportations et l’agriculture 23,8%.
Graphique 8.2 Evolution des importations globales de produits agricoles et alimentaires pour la France (en millions d’euros)
Entre 2007 et 2019, les importations globales de produits agricoles et alimentaires sont passées de 35,3 milliards d’euros en 2007 à 54,6 milliards d’euros en 2019 (hors tabac et sylviculture). Au global, elles ont augmenté de 54,6% entre 2007 et 2009.
En 2007, l’agroalimentaire représentait 73,6% des exportations et l’agriculture 26,4%.
En 2019, l’agroalimentaire représentait 74,1% des exportations et l’agriculture 25,9%.
Graphique 8.3 Evolution du solde des échanges de produits agricoles et agroalimentaires de la France (en millions d’euros)
Graphique 8.4 Typologie des exportations agricoles et alimentaire françaises de 2007 à 2019 (en millions d’euros)
En 2007, les boissons représentaient les exportations françaises les plus importantes en valeur avec un montant global de 11,3 milliards d’euros, avec notamment les vins (6,8 milliards d’euros) et les alcools (2,7 milliards d’euros). Suivaient ensuite les Autres produits alimentaires avec 5,4 milliards d’euros et les produits laitiers avec 5,2 milliards d’euros.
En 2019, les boissons étaient toujours les exportations françaises les plus importantes en valeur avec un montant global de 17,1 milliards d’euros, avec notamment les vins (9,8 milliards d’euros) et les alcools (4,9 milliards d’euros). Suivaient ensuite les Autres produits alimentaires avec 8,8 milliards d’euros et les produits laitiers avec 6,7 milliards d’euros.
NB : N’hésitez pas à explorer les chiffres par année à l’aide du menu déroulant.
Graphique 8.5 Typologie des importations agricoles et alimentaire françaises de 2007 à 2019 (en millions d’euros)
En 2007, les Autres produits alimentaires représentaient les importations françaises les plus importantes en valeur avec un montant global de 4,6 milliards d’euros, avec notamment les chocolats et confiseries (1,9 milliard d’euros). Suivaient ensuite les Produits à base de fruits et légumes avec 3,3 milliards d’euros et les Viandes et produits à base de viande avec 3,2 milliards d’euros.
En 2019, les Autres produits alimentaires étaient les importations françaises les plus importantes en valeur avec un montant global de 8,7 milliards d’euros, avec notamment les chocolats et confiseries (3 milliards d’euros) et le café (2,3 milliards d’euros). Suivaient ensuite les Produits à base de fruits et légumes avec 5 milliards d’euros et les Viandes et produits à base de viande avec 4,7 milliards d’euros.
NB : N’hésitez pas à explorer les chiffres par année à l’aide du menu déroulant.
Graphique 8.6 Performance des différents produits exportés par la France entre 2007 et 2019 (en %)
NDLR : entre 2017 et 2019, les produits qui ont connu la plus importante croissance à l’export sont des produits qui ne représentent qu’une infime partie des exportations françaises et que nous avons décidé de ne pas représenter sur ce graphique pour des questions de lisibilité. Ainsi, les exportations de pois chiches sec ont augmenté de 1385% sur la période mais ne représentaient que 9 millions d’euros en 2019. De même, le café vert (+786% pour un montant de 20,3 millions d’euros en 2019), les légumes à cosse secs (+742% pour un montant de 4,3 millions d’euros en 2019), les autres oléagineux (+711% pour un montant de 48 millions d’euros en 2019). Enfin, les exportations de soja ont augmenté de 606% pour un montant de 62,2 millions d’euros en 2019.
Parmi les plus belles progressions, notons les exportations de cafés et thés transformés, qui ont augmenté de 413,6%, celles d’Aliments homogénéisés et diététiques de 219,4%, celles d’alcools de 80%, celles de blé tendre de 54,1% celles de vins de 43,5%, celles de fromages de 29,8%. A l’inverse, les exportations de veaux ont diminué de 22,7%, celles de fruits à pépins et noyaux de 30,1%
NB : N’hésitez pas à explorer les chiffres par production à l’aide du menu déroulant.
Graphique 8.7 Performance des différents produits importés par la France entre 2007 et 2019 (en %)
NDLR : entre 2017 et 2019, les produits qui ont connu la plus importante croissance à l’import sont des produits qui ne représentent qu’une infime partie des importations françaises et que nous avons décidé de ne pas représenter sur ce graphique pour des questions de lisibilité.
Ainsi, les importations des Autres oléagineux ont augmenté de 643% sur la période mais ne représentaient que 46 millions d’euros en 2019. De même, les importations de maté ont augmenté de 530% mais ne représentaient que 4,2 millions d’euros en 2019.
Parmi les plus fortes progressions, nous trouvons les importations de tournesol (+459%), de colza (+437%) et de cafés et thés transformés (+241%). A noter également que celles de bières ont augmenté de 138%, celles de de volaille ont augmenté de 112%, celles de fromages de 96%, celles de produits à base de viande de 91%.
NB : N’hésitez pas à explorer les chiffres par production à l’aide du menu déroulant.
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