
Production mondiale de riz : chiffres 1961-2024 | Agridata n°18
Le riz est l’une des principales céréales cultivées et consommées dans le monde. Il joue un rôle essentiel dans l’alimentation de plusieurs milliards de personnes, particulièrement en Asie, où se concentrent à la fois l’essentiel de la production et de la consommation mondiales.
Depuis 1961, la production mondiale de riz a fortement progressé sous l’effet de l’augmentation des surfaces cultivées, mais surtout de l’amélioration des rendements. Cette croissance s’accompagne d’une profonde évolution de la géographie de la production, dominée par la Chine et l’Inde, tandis que plusieurs pays asiatiques se sont imposés sur le marché international.
Quels sont aujourd’hui les principaux pays producteurs de riz ? Comment les surfaces et les rendements ont-ils évolué ? Quels pays dominent les exportations et les importations ? Quelle place la France occupe-t-elle dans cette filière mondiale ?
Cette édition actualisée d’Agridata analyse l’évolution de la production mondiale de riz entre 1961 et 2024, sa répartition géographique, les surfaces cultivées, les rendements, la consommation et le commerce international. Elle s’appuie principalement sur les données de FAOSTAT et d’UN Comtrade.
Les données de production présentées dans l’article concernent généralement le riz paddy, c’est-à-dire le riz récolté avant décorticage. Les statistiques commerciales regroupent, selon les indicateurs étudiés, le riz paddy, le riz décortiqué, le riz blanchi et les brisures de riz. Cette différence doit être prise en compte lorsque l’on compare production et échanges internationaux.
Comment mesurer la production et la consommation de riz ?
Dans les statistiques de FAOSTAT, la production est exprimée en tonnes de riz paddy, c’est-à-dire le riz récolté avant décorticage et blanchiment. Son évolution dépend à la fois des surfaces récoltées et des rendements. Dans les pays où plusieurs récoltes sont réalisées chaque année sur une même parcelle, celle-ci peut être comptabilisée plusieurs fois dans les surfaces récoltées.
La consommation est plus difficile à mesurer directement. Les chiffres présentés correspondent à la disponibilité alimentaire apparente de riz : ils tiennent compte de la production, des importations, des exportations, des variations de stocks, des pertes et des usages non alimentaires. Ils constituent donc une estimation de la quantité moyenne disponible par habitant, et non de la quantité réellement ingérée.
Enfin, les données commerciales couvrent plusieurs formes de riz : riz paddy, riz décortiqué, riz blanchi et brisures. Elles ne sont donc pas directement comparables aux volumes de production exprimés exclusivement en riz paddy.
Comment la production mondiale de riz a-t-elle évolué depuis 1961 ?
La production mondiale de riz paddy est passée de 215,6 millions de tonnes en 1961 à 820,2 millions de tonnes en 2024. Elle a donc été multipliée par 3,8 en un peu plus de soixante ans, soit une progression moyenne d’environ 2,1 % par an.
Cette croissance a permis d’accompagner l’augmentation de la population mondiale et de répondre à une demande alimentaire croissante. Elle repose à la fois sur l’extension des surfaces récoltées et, surtout, sur l’amélioration des rendements. Ces deux facteurs seront analysés plus loin dans l’article.
Graphique 18.1 — Évolution de la production mondiale de riz par continent entre 1961 et 2024 (en millions de tonnes de riz paddy)
Une production mondiale presque multipliée par quatre
La progression s’est effectuée par étapes. La production mondiale a dépassé :
- 400 millions de tonnes au début des années 1980 ;
- 600 millions de tonnes à la fin des années 1990 ;
- 700 millions de tonnes au début des années 2010 ;
- 800 millions de tonnes en 2023.
Malgré des baisses ponctuelles liées notamment aux conditions climatiques, aux disponibilités en eau ou aux variations de récolte dans les grands pays producteurs, la tendance de long terme reste nettement orientée à la hausse. En 2024, la production mondiale atteint un nouveau sommet de 820,2 millions de tonnes, en progression de 1,9 % par rapport à 2023.
L’Asie concentre près de 90 % de la production mondiale
L’Asie demeure de très loin le principal bassin rizicole. Sa production est passée de 198,8 millions de tonnes en 1961 à 733,7 millions de tonnes en 2024. Le continent représente ainsi 89,4 % de la production mondiale en 2024, contre 92,2 % en 1961.
À elle seule, l’Asie est à l’origine d’environ 88 % de l’augmentation de la production mondiale observée depuis 1961. Cette domination s’explique par le poids démographique du continent, la place centrale du riz dans l’alimentation et l’importance historique de cette culture dans de nombreux pays.
La production africaine connaît la croissance relative la plus forte
L’évolution la plus spectaculaire concerne toutefois l’Afrique. Sa production est passée de 4,3 à 44,8 millions de tonnesentre 1961 et 2024 : elle a donc été multipliée par plus de dix. Sa part dans la production mondiale a progressé de 2 % à 5,5 %.
Cette croissance s’est particulièrement accélérée depuis le début des années 2000. Elle traduit le développement de la riziculture dans plusieurs régions du continent, sous l’effet de la croissance démographique, de l’urbanisation et de l’augmentation de la demande. Cette progression demeure néanmoins insuffisante pour couvrir l’ensemble des besoins africains, ce qui explique le poids du continent dans les importations mondiales.
Dans les Amériques, la production a progressé de 10,6 à 37,2 millions de tonnes. Leur part mondiale reste relativement stable, autour de 4,5 %. L’Europe et l’Océanie demeurent des producteurs beaucoup plus modestes : elles représentent ensemble moins de 1 % de la production mondiale en 2024.
Quels sont les principaux pays producteurs de riz ?
La production mondiale de riz est fortement concentrée. En 2024, les dix premiers pays producteurs assurent 84,5 % de la production mondiale et appartiennent tous à l’Asie. L’Inde et la Chine représentent à elles seules 52,1 % du total mondial.
Graphique 18.2 — Évolution de la production de riz des 20 principaux pays producteurs entre 1961 et 2024 (en tonnes de riz paddy)
L’Inde dépasse la Chine en 2024
Avec 217,9 millions de tonnes de riz paddy, l’Inde devient en 2024 le premier producteur mondial, devant la Chine et ses 209,2 millions de tonnes. Il s’agit de la première inversion entre les deux pays depuis 1961 dans cette série statistique.
La Chine occupait jusqu’alors la première place mondiale. Sa production a progressé de 56,2 millions de tonnes en 1961 à 209,2 millions en 2024. Depuis le début des années 2000, elle tend toutefois à se stabiliser autour de 200 millions de tonnes.
La progression indienne s’est poursuivie plus régulièrement. Sa production est passée de 53,5 à 217,9 millions de tonnessur la même période. En 2024, l’Inde représente 26,6 % de la production mondiale, contre 25,5 % pour la Chine.
Un deuxième groupe de grands producteurs asiatiques
Derrière ces deux géants, le Bangladesh occupe la troisième place avec 60,6 millions de tonnes, devant l’Indonésie avec 53,1 millions et le Vietnam avec 43,5 millions.
La Thaïlande produit 33,6 millions de tonnes, suivie du Myanmar avec 27,7 millions et des Philippines avec 19,1 millions. Le Pakistan et le Cambodge complètent les dix premières places, avec respectivement 14,6 et 14,2 millions de tonnes.
La montée en puissance du Vietnam, du Pakistan et du Cambodge constitue l’une des transformations importantes de la période. Depuis 1961, leur production a été multipliée respectivement par près de cinq, neuf et six. Leur rôle dans le commerce international est toutefois très différent : certains produisent principalement pour leur marché intérieur, tandis que d’autres figurent parmi les grands exportateurs mondiaux.
Le recul relatif du Japon et l’essor du Nigeria
Le classement a sensiblement évolué depuis 1961. Le Japon occupait alors la troisième place mondiale avec 16,2 millions de tonnes. Sa production n’atteint plus que 10,1 millions de tonnes en 2024, ce qui le place au douzième rang. La Corée du Sud a également reculé dans le classement, malgré une production proche de son niveau de 1961.
Hors d’Asie, le Brésil est le premier producteur avec 10,7 millions de tonnes, juste devant les États-Unis avec 10,1 millions.
Le Nigeria est devenu le principal producteur africain et le quatorzième producteur mondial, avec 9,1 millions de tonnes en 2024. Il devance l’Égypte, le Népal et Madagascar. L’augmentation de sa production illustre le développement rapide de la riziculture africaine, même si le continent reste fortement dépendant des importations pour satisfaire sa consommation.
Comment les surfaces cultivées en riz ont-elles évolué ?
Les surfaces récoltées en riz sont passées de 115,4 millions d’hectares en 1961 à 172,4 millions en 2024, soit une progression de 49,5 %. Dans le même temps, la production mondiale a été multipliée par 3,8. L’augmentation des volumes repose donc beaucoup plus sur l’amélioration des rendements que sur la seule extension des surfaces.
La notion de surface récoltée doit être distinguée de la superficie physique des rizières : lorsqu’une même parcelle produit plusieurs récoltes au cours de l’année, elle peut être comptabilisée plusieurs fois.
Graphique 18.3 — Évolution des surfaces récoltées en riz par continent entre 1961 et 2024 (en hectares)
L’Asie concentre toujours 85 % des surfaces mondiales
Avec 147 millions d’hectares récoltés en 2024, l’Asie rassemble 85,3 % des surfaces mondiales consacrées au riz. Cette proportion reste considérable, même si elle a diminué depuis 1961, lorsqu’elle atteignait 92,7 %.
Les surfaces asiatiques ont progressé de 37,5 % depuis 1961, mais leur croissance s’est nettement ralentie au cours des dernières décennies. Depuis 2000, elles n’ont augmenté que d’environ 9 millions d’hectares, alors que la production du continent a progressé de près de 190 millions de tonnes. Cette différence met en évidence le rôle déterminant des gains de rendement.
Une forte extension des surfaces en Afrique
L’Afrique connaît l’évolution la plus marquée. Ses surfaces récoltées sont passées de 2,8 millions d’hectares en 1961 à 18,9 millions en 2024. Elles ont ainsi été multipliées par 6,8 et représentent désormais près de 11 % des surfaces rizicoles mondiales, contre seulement 2,4 % en 1961.
Cette extension accompagne la croissance rapide de la production africaine. Elle montre cependant que celle-ci repose encore largement sur la mobilisation de nouvelles surfaces, alors que l’augmentation de la production asiatique dépend davantage des rendements.
Dans les Amériques, les surfaces ont atteint un maximum de 9,8 millions d’hectares en 1981, avant de reculer à 5,8 millions en 2024. En Europe, elles ont également diminué depuis leur sommet de la fin des années 1980. L’Océanie ne représente qu’une part marginale du total mondial.
Graphique 18.4 — Évolution des surfaces récoltées en riz dans les 20 principaux pays entre 1961 et 2024, en hectares
L’Inde possède près de 30 % des surfaces rizicoles mondiales
L’Inde occupe de très loin la première place avec 50,5 millions d’hectares récoltés en 2024, soit 29,3 % du total mondial. Elle devance la Chine, qui en compte 29,3 millions, soit 17 % du total. Ces deux pays concentrent ensemble plus de 46 % des surfaces rizicoles mondiales.
Le Bangladesh arrive en troisième position avec 11,4 millions d’hectares, devant la Thaïlande avec 11,2 millions et l’Indonésie avec 10 millions. Le Vietnam, le Myanmar, les Philippines, le Nigeria et le Pakistan complètent les dix premières places. Ces dix pays réunissent 81 % des surfaces mondiales.
Des évolutions différentes selon les pays
L’Inde est le pays ayant connu la plus forte augmentation en valeur absolue : ses surfaces sont passées de 34,7 à 50,5 millions d’hectares depuis 1961. Elles n’ont augmenté que de 46 %, alors que sa production a été multipliée par plus de quatre, ce qui témoigne d’importants gains de rendement.
Le constat est encore plus marqué en Chine : les surfaces n’y ont progressé que de 8 % entre 1961 et 2024, tandis que la production a été multipliée par 3,7.
À l’inverse, l’essor du riz en Afrique s’appuie davantage sur l’extension des surfaces. Le Nigeria est désormais le neuvième pays mondial avec 4,6 millions d’hectares, alors qu’il n’occupait que le trentième rang en 1961. La Guinée, Madagascar et la Tanzanie figurent également parmi les pays ayant fortement développé leurs surfaces rizicoles.
Enfin, le Brésil et le Japon ont réduit leurs surfaces d’environ moitié depuis 1961. Ces trajectoires opposées montrent que l’évolution de la production ne peut être comprise sans examiner parallèlement les rendements.
Comment la production mondiale se répartit-elle entre les pays ?
La comparaison entre 1961 et 2024 révèle une remarquable permanence : malgré la forte augmentation de la production mondiale, celle-ci demeure très concentrée autour de quelques grands pays asiatiques. Le classement a néanmoins connu plusieurs changements importants, avec le passage de l’Inde devant la Chine et le recul relatif du Japon.
Graphique 18.5 — Répartition de la production mondiale de riz par pays en 1961 (en %)
En 1961, la Chine et l’Inde produisaient déjà la moitié du riz mondial
En 1961, la Chine représentait 26,1 % de la production mondiale de riz, légèrement devant l’Inde avec 24,8 %. Ensemble, ces deux pays produisaient déjà 50,9 % du riz mondial.
Le Japon occupait alors la troisième place avec une part de 7,5 %, devant le Bangladesh avec 6,7 % et l’Indonésie avec 5,6 %. Les cinq premiers pays concentraient ainsi 70,7 % de la production mondiale.
La Thaïlande, le Vietnam, le Myanmar, le Brésil et la Corée du Sud complétaient les dix premières places. À eux seuls, les dix principaux producteurs réalisaient 87,4 % de la production mondiale.
Graphique 18.6 — Répartition de la production mondiale de riz par pays en 2024 (en %)
En 2024, l’Inde devance désormais la Chine
En 2024, l’Inde devient le premier producteur mondial et assure 26,6 % de la production, contre 25,5 % pour la Chine. Leur part cumulée atteint 52,1 %, soit un niveau très proche de celui observé en 1961.
Le Bangladesh occupe la troisième place avec 7,4 %, devant l’Indonésie avec 6,5 % et le Vietnam avec 5,3 %. Les cinq premiers producteurs représentent 71,2 % du total mondial, une proportion presque identique à celle de 1961.
La concentration s’est légèrement réduite au-delà de ces cinq pays : la part des dix premiers producteurs est passée de 87,4 % en 1961 à 84,5 % en 2024.
Une hiérarchie renouvelée derrière les deux premiers producteurs
La principale rupture concerne le Japon. Sa part est tombée de 7,5 % à 1,2 %, le faisant passer de la troisième à la douzième place mondiale. La Corée du Sud et le Brésil ont également perdu du poids relatif.
À l’inverse, le Vietnam, le Pakistan, le Cambodge et les Philippines ont renforcé leur place dans la production mondiale. Le Nigeria est passé d’une part presque marginale en 1961 à 1,1 % en 2024, devenant le premier producteur africain.
La production mondiale demeure cependant très majoritairement asiatique. Les premiers producteurs situés hors d’Asie sont le Brésil, les États-Unis et le Nigeria, mais chacun représente seulement un peu plus de 1 % du total mondial. La filière rizicole associe donc une forte concentration autour de l’Inde et de la Chine à une multitude de producteurs de taille plus modeste.
Comment s’organise le commerce international du riz ?
Le commerce international du riz est dominé par quelques grands exportateurs asiatiques, tandis que les importations sont beaucoup plus dispersées. L’Asie reste au cœur des échanges, mais l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Europe et les Amériques jouent également un rôle important parmi les marchés importateurs.
Les données présentées portent sur le riz classé sous le code douanier SH 1006. Elles regroupent donc plusieurs formes commerciales : riz paddy, riz décortiqué, riz semi-blanchi ou blanchi et brisures de riz.
Quels sont les principaux pays exportateurs de riz en volume ?
En 2024, l’Inde occupe très nettement la première place mondiale avec environ 18 millions de tonnes de riz exportées. Son volume est presque deux fois supérieur à celui de la Thaïlande, qui atteint 9,1 millions de tonnes.
Le Vietnam arrive en troisième position avec environ 7,4 millions de tonnes, devant le Pakistan avec 6,6 millions de tonnes. Il faut cependant préciser que le chiffre vietnamien est issu des déclarations de ses partenaires commerciaux, le Vietnam n’apparaissant pas comme pays déclarant dans le fichier utilisé.
Le Cambodge occupe également une place importante avec 5,7 millions de tonnes déclarées, devant les États-Unis avec 3,8 millions de tonnes et le Myanmar avec 2,8 millions de tonnes.
Les quatre premières places sont ainsi occupées par des pays asiatiques. Cette concentration reflète le poids de l’Asie dans la production mondiale, mais aussi la spécialisation de certains pays dans l’approvisionnement des marchés internationaux.
D’autres bassins exportateurs complètent cette domination asiatique. Les États-Unis constituent le principal exportateur nord-américain, tandis que le Brésil, l’Uruguay, le Paraguay, l’Argentine et le Guyana représentent l’Amérique du Sud. En Europe, l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique et l’Espagne apparaissent dans le classement, mais une partie de leurs flux correspond à du commerce intra-européen ou à des réexportations.
Quels sont les principaux pays exportateurs de riz en valeur ?
Le classement en valeur confirme la domination de l’Inde. Ses exportations atteignent environ 11,65 milliards de dollars en 2024, contre 6,40 milliards de dollars pour la Thaïlande.
Le Vietnam représente environ 4,28 milliards de dollars d’exportations, selon les données miroir de ses partenaires. Il devance légèrement le Pakistan, dont les exportations atteignent 4,19 milliards de dollars.
Les États-Unis se situent au cinquième rang avec 2,44 milliards de dollars, devant le Cambodge avec 1,89 milliard de dollars et le Myanmar avec 1,34 milliard de dollars.
La comparaison entre les classements en volume et en valeur fait apparaître des différences intéressantes. L’Italie, par exemple, se situe autour de la douzième place en volume mais atteint la huitième place en valeur, avec environ 938 millions de dollars d’exportations. Cela peut s’expliquer par la nature des produits commercialisés, leur degré de transformation, leur conditionnement et leur positionnement sur des segments à plus forte valeur.
À l’inverse, certains pays occupent une place plus élevée en volume qu’en valeur. Ils exportent généralement des produits moins transformés, des brisures de riz ou des catégories dont la valeur moyenne par tonne est moins élevée.
La valeur des échanges ne dépend donc pas uniquement des quantités. Elle varie aussi selon la variété du riz, sa qualité, son degré de transformation, son conditionnement, les marchés de destination et les conditions commerciales.
Graphique 18.7 Principaux pays exportateurs de riz en 2024, en volume et en valeur
Quels sont les principaux pays importateurs de riz en volume ?
Les importations mondiales sont moins concentrées que les exportations. Elles répondent à des situations très différentes : déficit de production intérieure, croissance démographique, évolution de la consommation, besoins de transformation ou rôle de plateforme commerciale.
Dans les données disponibles, le Vietnam apparaît en première position avec environ 5,7 millions de tonnes importées. Ce résultat doit toutefois être interprété avec prudence, car il repose exclusivement sur les exportations déclarées par ses partenaires. Il peut notamment intégrer des flux transfrontaliers destinés à la transformation ou à la réexportation.
Parmi les pays disposant d’une déclaration directe, les Philippines constituent le premier importateur avec environ 4,8 millions de tonnes, devant l’Indonésie avec 4,5 millions de tonnes. Ces deux grands pays producteurs restent dépendants des importations lorsque leur production nationale ne suffit pas à couvrir la consommation.
L’Irak apparaît ensuite avec environ 2,1 millions de tonnes, mais ce chiffre est également issu de données miroir. L’Arabie saoudite importe directement environ 1,85 million de tonnes.
L’Afrique occupe une place particulièrement importante parmi les marchés importateurs. Le Bénin importe environ 1,81 million de tonnes, la Côte d’Ivoire 1,62 million, le Sénégal 1,39 million, tandis que la Guinée, le Cameroun, le Kenya, l’Ouganda et le Burkina Faso figurent également parmi les principaux importateurs.
La présence du Bénin dans les premiers rangs ne doit pas être interprétée uniquement à partir de sa consommation nationale. Une partie des volumes peut être destinée au transit ou à la réexportation vers les pays voisins. Plus généralement, les statistiques douanières mesurent le pays d’entrée des marchandises, qui n’est pas toujours leur marché de consommation final.
Quels sont les principaux pays importateurs de riz en valeur ?
En valeur, l’Indonésie occupe la première place avec environ 2,71 milliards de dollars d’importations en 2024. Elle devance les Philippines avec 2,52 milliards de dollars et l’Arabie saoudite avec 2,01 milliards de dollars.
Le Vietnam apparaît en quatrième position avec environ 1,71 milliard de dollars, selon les déclarations de ses partenaires, devant l’Irak avec 1,64 milliard de dollars et les États-Unis avec 1,62 milliard de dollars.
La Malaisie dépasse également le milliard de dollars d’importations, avec environ 1,10 milliard, tout comme la Côte d’Ivoire avec 1,01 milliard de dollars. La Chine arrive ensuite avec environ 921 millions de dollars.
Plusieurs pays développés occupent une place plus élevée dans le classement en valeur que dans celui en volume. C’est notamment le cas des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne ou du Japon. Cette différence peut traduire l’importation de riz à plus forte valeur unitaire, de variétés spécifiques comme les riz parfumés ou basmati, ou de produits conditionnés destinés directement aux consommateurs.
La France se situe ainsi autour de la quatorzième place mondiale en valeur, avec environ 687 millions de dollars d’importations en 2024. Son positionnement s’explique davantage par la valeur et la diversité des produits importés que par l’importance des volumes.
À l’inverse, plusieurs pays africains occupent une place plus élevée dans le classement en volume. Le riz importé répond alors principalement à des besoins d’approvisionnement alimentaire à grande échelle, avec une valeur moyenne par tonne généralement plus faible.
Graphique 18.8 Principaux pays importateurs de riz en 2024, en volume et en valeur
Que faut-il retenir du commerce mondial du riz ?
Le commerce mondial du riz présente une forte asymétrie. Les exportations sont concentrées autour d’un petit nombre de fournisseurs, principalement asiatiques, tandis que les importations sont réparties entre de nombreux marchés.
L’Inde domine très largement les exportations, devant la Thaïlande, le Vietnam et le Pakistan. Du côté des importations, l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l’Afrique constituent les principaux pôles de demande.
Les classements en volume et en valeur ne sont pas identiques. Ils dépendent de la forme du riz commercialisé, de sa qualité, de son degré de transformation, de son conditionnement et des coûts de transport. Il est donc préférable d’examiner conjointement les deux indicateurs pour comprendre la structure réelle des échanges.
Enfin, les résultats doivent être analysés avec prudence lorsque les déclarations directes ne sont pas disponibles. Les données miroir permettent de réintégrer des acteurs majeurs comme le Vietnam, mais elles peuvent différer des statistiques nationales en raison des coûts de transport, des décalages d’enregistrement, des réexportations et des différences de classification.
À propos de l’auteur
Olivier Frey est docteur en sciences économiques, consultant, formateur et conférencier indépendant. Depuis 2009, il accompagne des coopératives agricoles, des entreprises agroalimentaires et des organisations professionnelles dans leurs études économiques et leurs réflexions stratégiques.
Ses travaux portent notamment sur l’évolution des filières agricoles et agroalimentaires, les marchés internationaux, les coopératives agricoles, les stratégies d’entreprise et les nouvelles tendances de consommation.
À travers les analyses Agridata, Olivier Frey transforme des données statistiques françaises et internationales en graphiques interactifs et en analyses accessibles, afin de mieux comprendre les transformations de l’agriculture et de l’agroalimentaire.
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Production d’huile d’olive dans le monde : évolution, commerce et consommation | Agridata n°17
En 2023, la production mondiale d’huile d’olive s’est élevée à environ 2,63 millions de tonnes. L’Europe reste la première région productrice, avec 63 % du total mondial, devant l’Afrique et l’Asie. La production varie cependant fortement d’une année à l’autre sous l’effet des conditions climatiques et de l’alternance des récoltes.
Cette analyse AgriData présente l’évolution de la production d’huile d’olive depuis 1961, les principaux pays producteurs, les surfaces consacrées aux oliviers, les échanges internationaux ainsi que la consommation d’huile d’olive dans le monde.
Dernière mise à jour : août 2026. Cette analyse, initialement publiée en octobre 2023, a été actualisée avec les dernières données disponibles : production jusqu’en 2023, superficies oléicoles et exportations jusqu’en 2024, et consommation pour la campagne 2022/2023.
Comment la production mondiale d’huile d’olive a-t-elle évolué depuis 1961 ?
La production mondiale d’huile d’olive a presque doublé depuis le début des années 1960. Elle est passée d’environ 1,36 million de tonnes en 1961 à 2,63 millions de tonnes en 2023, soit une progression de 94 %.
Cette croissance de long terme ne suit toutefois pas une trajectoire régulière. La production d’huile d’olive connaît d’importantes variations annuelles, liées notamment aux conditions climatiques, aux cycles naturels des oliviers et à l’alternance entre bonnes et mauvaises récoltes.
Graphique 17.1 Évolution de la production mondiale d’huile d’olive par continent entre 1961 et 2023 (en tonnes)
Une production mondiale presque doublée depuis 1961
Entre 1961 et 2023, la production mondiale d’huile d’olive est passée de 1,36 à 2,63 millions de tonnes. Elle a donc augmenté de 94 % en un peu plus de soixante ans.
La progression est néanmoins très irrégulière. Le record de la période a été atteint en 2018, avec environ 3,69 millions de tonnes produites dans le monde. En 2023, la production mondiale était inférieure de 29 % à ce sommet.
Elle a également reculé de 2,2 % entre 2022 et 2023, passant de 2,69 à 2,63 millions de tonnes. Par rapport à 2021, année durant laquelle elle atteignait 3,32 millions de tonnes, la baisse s’élève à près de 21 %.
L’Europe produit encore près des deux tiers de l’huile d’olive mondiale
En 2023, l’Europe a produit environ 1,66 million de tonnes d’huile d’olive, soit 63 % de la production mondiale. Elle reste donc de très loin la première région productrice.
Son poids relatif a néanmoins diminué. En 1961, l’Europe représentait près de 81 % de la production mondiale, contre 63 % en 2023. Cette baisse de sa part ne signifie pas que sa production a reculé sur l’ensemble de la période : elle a augmenté d’environ 51 %, mais moins rapidement que dans d’autres régions.
L’Afrique et l’Asie occupent une place croissante
L’Afrique est devenue la deuxième région productrice d’huile d’olive. Sa production est passée d’environ 77 000 tonnes en 1961 à 467 500 tonnes en 2023, soit une multiplication par plus de six. Elle représente désormais 17,8 % de la production mondiale, contre seulement 5,7 % en 1961.
L’Asie a produit environ 410 400 tonnes d’huile d’olive en 2023, soit 15,6 % du total mondial. Sa production a été multipliée par 2,4 depuis 1961.
Les Amériques restent plus modestes, avec environ 71 400 tonnes en 2023, soit 2,7 % de la production mondiale. Leur production a toutefois été multipliée par plus de huit depuis 1961. L’Océanie ne représente encore que 0,9 % du total mondial.
Ce qu’il faut retenir
- La production mondiale d’huile d’olive a progressé de 94 % entre 1961 et 2023.
- Elle a atteint un record d’environ 3,69 millions de tonnes en 2018.
- En 2023, le monde a produit environ 2,63 millions de tonnes d’huile d’olive.
- L’Europe concentre 63 % de la production mondiale.
- L’Afrique représente désormais 17,8 % du total, contre 5,7 % en 1961.
- La production reste très volatile d’une année à l’autre.
Quels sont les principaux pays producteurs d’huile d’olive dans le monde ?
La production mondiale d’huile d’olive reste fortement concentrée autour du bassin méditerranéen. En 2023, l’Espagne était de très loin le premier producteur mondial, devant l’Italie, la Türkiye, la Grèce et la Tunisie.
Les dix premiers pays producteurs ont représenté 91 % de la production mondiale en 2023. À eux seuls, l’Espagne et l’Italie en ont assuré 46 %. Les évolutions annuelles restent néanmoins très irrégulières, notamment en raison de l’alternance des récoltes et de la forte sensibilité des oliviers aux conditions climatiques.
Graphique 17.2 Évolution de la production des 20 principaux pays producteurs d’huile d’olive entre 1961 et 2023 (en tonnes)
L’Espagne domine largement la production mondiale d’huile d’olive
Avec environ 854 000 tonnes produites en 2023, l’Espagne représentait 32,5 % de la production mondiale d’huile d’olive. Le pays a produit à lui seul plus de deux fois le volume de l’Italie, deuxième producteur mondial.
L’Espagne n’a pas toujours occupé cette position. Dans les années 1960 à 1980, l’Italie arrivait régulièrement en tête. À partir du milieu des années 1990, l’Espagne s’est toutefois installée durablement à la première place grâce à une forte augmentation de sa production.
La production espagnole reste extrêmement variable. Elle est passée de 1,49 million de tonnes en 2021 à 666 000 tonnes en 2022, avant de remonter à 854 000 tonnes en 2023. Cette hausse de 28 % entre 2022 et 2023 constitue un rebond, mais le niveau de 2023 reste inférieur de 52 % au record de 1,79 million de tonnes atteint en 2018.
L’Italie conserve la deuxième place, mais perd du poids relatif
L’Italie a produit environ 359 500 tonnes d’huile d’olive en 2023, soit 13,7 % du total mondial. Sa production a progressé de 8,6 % par rapport à 2022.
Sur une période plus longue, la production italienne ne connaît cependant pas la même dynamique que celle de l’Espagne. Elle atteignait déjà 394 100 tonnes en 1961 et 507 400 tonnes en 2000. Malgré d’importantes variations annuelles, la tendance de long terme apparaît donc relativement stable, voire légèrement orientée à la baisse.
L’Italie demeure néanmoins un acteur majeur de la filière mondiale, aussi bien pour la production que pour la transformation, la consommation et la commercialisation de l’huile d’olive.
La Turquie devance légèrement la Grèce
La Turquie est devenue le troisième producteur mondial en 2023, avec environ 234 500 tonnes, soit 8,9 % de la production mondiale. Elle devance de peu la Grèce, qui a produit 228 850 tonnes, soit 8,7 % du total.
Les trajectoires des deux pays sont différentes. La production turque a presque doublé entre 1961 et 2023, passant de 119 500 à 234 500 tonnes. Elle avait atteint un sommet de 302 400 tonnes en 2022 avant de reculer de 22 % en 2023.
La production grecque était déjà très importante en 1961, avec 215 000 tonnes. Elle n’a augmenté que de 6 % entre 1961 et 2023. En 2023, elle a diminué de 7,8 % par rapport à l’année précédente et se situait environ 20 % sous sa moyenne des dix dernières années.
La Tunisie est le premier producteur africain
Avec 210 000 tonnes produites en 2023, la Tunisie occupait la cinquième place mondiale et représentait près de 8 % de la production mondiale d’huile d’olive.
La production tunisienne a été multipliée par 5,6 depuis 1961, mais elle se caractérise par de très fortes variations annuelles. Elle a notamment atteint 399 900 tonnes en 2020, avant de retomber à 144 200 tonnes en 2021. Elle est remontée à 235 200 tonnes en 2022, puis a diminué de 10,7 % en 2023.
Ces variations montrent qu’il est préférable d’étudier la production tunisienne sur plusieurs campagnes plutôt qu’à partir d’une seule année.
Le Portugal enregistre une forte progression depuis les années 2000
Le Portugal a produit environ 175 500 tonnes d’huile d’olive en 2023, ce qui le place au sixième rang mondial avec 6,7 % de la production totale.
Sa production a progressé de 27 % par rapport à 2022. L’évolution depuis le début du siècle est particulièrement marquée : le Portugal produisait seulement 26 000 tonnes en 2000. Son volume a donc été multiplié par près de sept entre 2000 et 2023.
Cette progression fait du Portugal l’un des producteurs ayant connu la croissance la plus importante au cours des deux dernières décennies. Son record a été atteint en 2021, avec près de 229 000 tonnes.
Le Maroc et l’Algérie renforcent leur place
Le Maroc occupait la septième place mondiale en 2023, avec 120 200 tonnes, soit 4,6 % de la production mondiale. Sa production a été multipliée par 8,6 depuis 1961. Elle a néanmoins reculé de 34 % entre 2022 et 2023.
L’Algérie a produit 81 300 tonnes en 2023, soit 3,1 % du total mondial. Sa production a été multipliée par plus de quatre depuis 1961. Elle avait dépassé 100 000 tonnes en 2019 et en 2020, avant de revenir à des niveaux plus faibles.
Avec la Tunisie, le Maroc et l’Algérie figurent ainsi parmi les principaux contributeurs à la progression de la production africaine d’huile d’olive.
Une forte baisse de la production syrienne en 2023
La Syrie était le huitième producteur mondial en 2023, avec environ 89 300 tonnes, soit 3,4 % de la production mondiale.
Sa production a été particulièrement irrégulière au cours des dernières années. Elle est passée de 189 400 tonnes en 2022 à 89 300 tonnes en 2023, soit une baisse de près de 53 %. Il s’agit du recul le plus important enregistré en 2023 parmi les dix premiers producteurs mondiaux.
De nouveaux pays producteurs apparaissent
L’Égypte complète le groupe des dix premiers producteurs, avec 40 000 tonnes en 2023. Sa production a fortement progressé depuis le milieu des années 2000.
En dehors du bassin méditerranéen, plusieurs pays ont également développé leur production, même si leurs volumes restent modestes à l’échelle mondiale :
- l’Argentine a produit 31 000 tonnes en 2023 ;
- l’Australie, 23 500 tonnes ;
- le Chili, 23 200 tonnes ;
- les États-Unis, 12 000 tonnes.
L’Albanie se distingue également avec une production de 28 500 tonnes en 2023, contre environ 1 200 tonnes en 2000. Israël, le Liban, la Jordanie, la Libye et l’Iran complètent le classement des vingt premiers producteurs.
Une production mondiale toujours très concentrée
En 2023, les cinq premiers producteurs — Espagne, Italie, Turquie, Grèce et Tunisie — ont concentré 71,7 % de la production mondiale d’huile d’olive.
En ajoutant le Portugal, leur part atteint 78,4 %. Les dix premiers pays représentent 91 % du total mondial et les vingt premiers, 98,6 %.
La production d’huile d’olive reste donc beaucoup plus concentrée géographiquement que celle de nombreuses autres productions agricoles. Malgré le développement de nouveaux producteurs en Amérique et en Océanie, les pays méditerranéens conservent une position largement dominante.
Ce qu'il faut retenir
- L’Espagne produit près d’un tiers de l’huile d’olive mondiale.
- L’Espagne et l’Italie représentent ensemble 46 % de la production.
- La Turquie devance légèrement la Grèce en 2023.
- La Tunisie reste le premier producteur africain.
- Le Portugal connaît l’une des plus fortes progressions depuis 2000.
- Les cinq premiers pays concentrent près de 72 % de la production mondiale.
- Les variations annuelles sont très importantes : une seule campagne ne suffit pas pour déterminer une tendance.
Comment les surfaces consacrées aux oliviers ont-elles évolué depuis 1985 ?
En 2024, environ 11 millions d’hectares étaient consacrés à la récolte des olives dans les pays couverts par cette analyse. L’Espagne possédait la superficie oléicole la plus importante, avec près de 2,65 millions d’hectares, devant la Tunisie, le Maroc, l’Italie et la Türkiye.
Ces cinq pays concentraient un peu plus de 70 % des superficies oléicoles mondiales. Les dix premiers pays en représentaient près de 94 %, ce qui témoigne de la très forte concentration géographique de la culture de l’olivier autour du bassin méditerranéen.
Graphique 17.3 Évolution des superficies oléicoles dans les 20 principaux pays entre 1985 et 2024 (en ha)
Note méthodologique : les pays sont classés selon leur superficie en 2024. Le graphique commence en 1985 afin de disposer de données comparables pour l’Espagne, la Grèce, le Portugal, la Libye et l’Argentine. Les données de l’Arabie saoudite ne sont disponibles qu’à partir de 2017. Une absence de donnée ne signifie pas que la superficie était nulle.
L’Espagne possède la première superficie oléicole mondiale
En 2024, l’Espagne comptait environ 2,65 millions d’hectares consacrés à la récolte des olives, soit près du quart des superficies mondiales recensées dans le jeu de données.
Les données espagnoles n’étant disponibles qu’à partir de 1980, l’évolution de long terme doit être analysée à partir de cette date. Entre 1985 et 2024, la superficie espagnole est passée de 2,05 à 2,65 millions d’hectares, soit une augmentation de 29 %.
La progression a principalement eu lieu entre le milieu des années 1990 et le début des années 2010. Depuis, la superficie évolue autour de 2,5 à 2,65 millions d’hectares. Le niveau de 2024 est très proche du record de 2,65 millions d’hectares atteint en 2023.
La Tunisie occupe la deuxième place
Avec environ 1,87 million d’hectares en 2024, la Tunisie possède la deuxième superficie oléicole mondiale. Celle-ci a augmenté de 42 % depuis 1985, année durant laquelle elle atteignait environ 1,32 million d’hectares.
Les données tunisiennes présentent toutefois des variations particulièrement importantes au cours des dernières années. La superficie déclarée passe notamment de 944 000 hectares en 2017 à 2,42 millions en 2018, puis à 3,61 millions en 2020.
De telles variations ne peuvent probablement pas s’expliquer uniquement par des plantations et des arrachages d’oliviers. Elles peuvent également refléter des changements de méthode, de périmètre statistique ou de déclaration des superficies effectivement récoltées. Les évolutions annuelles de la Tunisie doivent donc être interprétées avec prudence.
Le Maroc connaît la progression la plus spectaculaire parmi les grands producteurs
Le Maroc occupait la troisième place mondiale en 2024, avec près de 1,24 million d’hectares. Il devance désormais l’Italie.
La superficie oléicole marocaine est passée d’environ 293 000 hectares en 1985 à 1,24 million en 2024. Elle a donc été multipliée par 4,2 en moins de quarante ans.
La progression s’est fortement accélérée à partir des années 2000. Le Maroc comptait environ 540 000 hectares en 2000, 830 000 en 2010 et plus d’un million à partir de 2016. Le niveau atteint en 2024 constitue le point le plus élevé de la série.
La superficie italienne diminue progressivement
L’Italie comptait environ 1,08 million d’hectares d’oliviers récoltés en 2024, ce qui la place au quatrième rang mondial.
Contrairement à l’Espagne, au Maroc ou à la Türkiye, la superficie italienne suit une tendance légèrement décroissante. Elle est passée de 1,18 million d’hectares en 1985 à 1,08 million en 2024, soit une diminution de 8,5 %.
La baisse apparaît progressive : l’Italie possédait encore environ 1,16 million d’hectares en 2000 et 1,14 million en 2015. La superficie semble néanmoins s’être stabilisée autour de 1,08 million d’hectares depuis 2021.
La Turquie poursuit son développement
La Turquie disposait d’environ 913 000 hectares d’oliviers récoltés en 2024. Sa superficie a progressé de 81 % depuis 1985, année durant laquelle elle atteignait environ 506 000 hectares.
Cette croissance s’est accélérée à partir des années 2000. La Turquie est passée de 600 000 hectares en 2000 à plus de 800 000 hectares en 2012, puis à 913 000 hectares en 2024. La dernière année disponible correspond au niveau le plus élevé de la série.
La superficie grecque progresse plus modérément
Les données grecques ne sont disponibles qu’à partir de 1985. Entre 1985 et 2024, la superficie consacrée aux oliviers est passée de 718 000 à environ 848 000 hectares, soit une progression de 18 %.
La superficie grecque évolue généralement entre 790 000 et 850 000 hectares depuis la fin des années 2000. Le chiffre de 963 000 hectares enregistré en 2018 constitue une rupture ponctuelle dans la série et doit être interprété avec précaution.
La Syrie et l’Algérie ont fortement étendu leurs superficies
La Syrie possédait environ 681 000 hectares d’oliviers récoltés en 2024, contre 296 000 hectares en 1985. Sa superficie a donc été multipliée par 2,3. Après une forte croissance jusqu’au début des années 2010, elle semble s’être stabilisée autour de 680 000 à 700 000 hectares.
L’Algérie comptait environ 474 000 hectares en 2024, contre 163 000 en 1985. Sa superficie a presque triplé sur la période. La progression s’est particulièrement accélérée après 2000, année durant laquelle le pays ne comptait encore qu’environ 168 000 hectares.
Les superficies portugaises sont relativement stables
Le Portugal occupait la neuvième place mondiale en 2024, avec environ 381 000 hectares. Sa superficie n’a progressé que de 9 % depuis 1985.
Cette relative stabilité contraste avec la forte progression récente de la production portugaise d’huile d’olive. Elle suggère que le développement de la production ne repose pas seulement sur l’extension des surfaces, mais également sur l’évolution des systèmes de culture, des rendements et de l’irrigation.
La Libye dispose d’une superficie importante, mais en recul récent
Avec environ 185 000 hectares en 2024, la Libye complète le groupe des dix pays possédant les plus grandes superficies oléicoles.
Sa superficie a presque triplé depuis 1985, passant de 62 000 à 185 000 hectares. Elle avait toutefois atteint environ 253 000 hectares en 2010. Depuis, la tendance est irrégulière et globalement orientée à la baisse. La diminution atteint près de 11 % entre 2023 et 2024.
L’Argentine et l’Égypte progressent rapidement
L’Argentine est le premier pays non méditerranéen du classement, avec environ 127 000 hectares en 2024. Elle ne comptait que 23 000 hectares en 1985. Sa superficie a donc été multipliée par 5,5.
L’Égypte atteint près de 118 000 hectares en 2024, contre seulement 2 500 en 1985 et 45 500 en 2000. Cette progression place désormais le pays devant plusieurs producteurs historiques.
Parmi les autres évolutions notables figurent l’Iran, l’Australie et le Pérou. L’Arabie saoudite apparaît également dans le classement, mais ses données ne sont disponibles qu’à partir de 2017, ce qui ne permet pas d’établir une comparaison depuis 1985.
Une extension des surfaces vers de nouvelles zones de production
La culture de l’olivier reste très concentrée dans les pays méditerranéens, mais elle se développe également dans d’autres régions. L’Argentine, l’Australie, le Pérou, le Chili et les États-Unis disposent désormais de superficies significatives.
Cette diversification géographique reste néanmoins limitée. En 2024, les dix premiers pays concentraient environ 93,6 % des superficies recensées, et les vingt premiers près de 98,8 %.
La superficie ne suffit toutefois pas à expliquer les volumes d’huile produits. Les rendements, les variétés, l’âge des plantations, la densité des vergers, l’irrigation et les conditions climatiques créent des écarts importants entre les pays.
Ce qu'il faut retenir
- L’Espagne possède près de 2,65 millions d’hectares d’oliviers récoltés.
- La Tunisie arrive deuxième, mais ses données récentes sont très irrégulières.
- Le Maroc a multiplié sa superficie par 4,2 depuis 1985.
- Les superficies progressent fortement en Turquie, en Syrie et en Algérie.
- L’Italie enregistre une diminution d’environ 8,5 % depuis 1985.
- Les dix premiers pays concentrent près de 94 % des superficies.
- L’évolution des surfaces ne suffit pas à expliquer celle de la production.
Quels pays produisaient le plus d’huile d’olive en 1961 ?
Graphique 17.4 Répartition de la production mondiale d’huile d’olive par pays en 1961 (en %)
En 1961, la production mondiale d’huile d’olive s’élevait à environ 1,36 million de tonnes. L’Italie était alors le premier producteur mondial, avec 394 100 tonnes, soit 29 % du total. Elle devançait l’Espagne, qui produisait environ 360 800 tonnes et représentait 26,5 % de la production mondiale.
La Grèce occupait la troisième place avec 15,8 % de la production, devant le Portugal, avec 9,1 %, et la Türkiye, avec 8,8 %. À eux seuls, ces cinq pays concentraient 89,2 % de la production mondiale d’huile d’olive.
La Tunisie était le premier producteur africain, avec 2,8 % du total mondial. Elle devançait la Jordanie avec 1,6 %, l’Algérie avec 1,4 %, la Syrie avec 1,3 % et le Maroc avec 1 %.
En 1961, la production d’huile d’olive était donc extrêmement concentrée dans quelques pays méditerranéens. L’Italie et l’Espagne assuraient à elles seules 55,5 % de la production mondiale.
Quels étaient les principaux pays producteurs d’huile d’olive en 2023 ?
Graphique 17.5 Répartition de la production mondiale d’huile d’olive par pays en 2023
En 2023, la production mondiale d’huile d’olive atteignait environ 2,63 millions de tonnes. L’Espagne occupait largement la première place avec 854 000 tonnes, soit 32,5 % du total mondial.
L’Italie arrivait en deuxième position avec 359 500 tonnes et 13,7 % de la production mondiale. Elle était suivie par la Turquie, avec 8,9 %, la Grèce, avec 8,7 %, et la Tunisie, avec 8 %.
Le Portugal représentait 6,7 % de la production mondiale, devant le Maroc avec 4,6 %, la Syrie avec 3,4 %, l’Algérie avec 3,1 % et l’Égypte avec 1,5 %.
Les cinq premiers producteurs concentraient 71,7 % de la production mondiale et les dix premiers environ 91 %. La production demeure donc fortement concentrée, même si elle est mieux répartie qu’en 1961.
Entre 1961 et 2023, l’Espagne a renforcé sa position, sa part passant de 26,5 % à 32,5 %. À l’inverse, celle de l’Italie a reculé de 29 % à 13,7 %. Le poids cumulé des producteurs d’Afrique du Nord — Tunisie, Maroc, Algérie et Égypte — a sensiblement progressé.
Cette évolution montre une diversification partielle de la géographie mondiale de l’huile d’olive, sans remettre en cause la prédominance du bassin méditerranéen.
Quels sont les principaux pays exportateurs d’huile d’olive en 2024 ?
Graphique 17.6 Exportations d’huile d’olive par pays en 2024 en valeur ($)
En 2024, les exportations d’huile d’olive enregistrées dans la base UN Comtrade ont représenté une valeur cumulée d’environ 15,29 milliards de dollars. Le commerce mondial apparaît extrêmement concentré : les six premiers pays exportateurs ont généré près de 94 % de cette valeur.
L’Espagne domine largement les exportations mondiales d’huile d’olive. Avec 6,28 milliards de dollars exportés, elle représente 41,1 % de la valeur totale déclarée. Son poids net exporté atteint environ 758 300 tonnes, soit 47 % de l’ensemble des volumes effectivement renseignés dans le fichier.
L’Italie occupe la deuxième place avec 3,17 milliards de dollars d’exportations, soit 20,8 % du total. Elle a exporté près de 299 400 tonnes. Sa part en valeur est légèrement supérieure à sa part en volume, ce qui correspond à une valeur moyenne par kilogramme plus élevée que celle de l’Espagne.
Le Portugal arrive en troisième position, aussi bien en valeur qu’en volume. Ses exportations atteignent 1,65 milliard de dollars et environ 229 300 tonnes. Le pays représente 10,8 % de la valeur totale et 14,2 % des volumes renseignés.
La Tunisie occupe la quatrième place en valeur, avec 1,56 milliard de dollars, soit 10,2 % du total. Le fichier ne fournit cependant aucun poids net pour les exportations tunisiennes. Il n’est donc pas possible de classer la Tunisie selon son volume ni de calculer une valeur moyenne par kilogramme à partir de ce jeu de données.
La Grèce a exporté pour un peu plus d’un milliard de dollars d’huile d’olive, représentant 6,6 % de la valeur totale. Son volume atteint environ 117 900 tonnes.
La Turquie arrive en sixième position avec 649 millions de dollars et près de 100 800 tonnes exportées. Les six premiers pays concentrent ainsi l’essentiel des exportations mondiales.
Graphique 17.7 Exportations d’huile d’olive par pays en 2024 en volume (kg)
Parmi les pays ayant renseigné un poids net, l’Espagne assure 47 % des volumes exportés. En ajoutant l’Italie, le Portugal, la Grèce et la Turquie, les cinq premiers exportateurs représentent environ 93 % des volumes disponibles. Néanmoins, ce classement est incomplet car la Tunisie, la France, l’Égypte, l’Albanie, le Mexique et plusieurs autres déclarants indiquent une valeur commerciale, mais aucun poids net.
Après ces cinq pays, les volumes diminuent très fortement. Les États-Unis arrivent en sixième position avec environ 24 400 tonnes, devant l’Argentine avec 18 600 tonnes, le Chili avec 14 400 tonnes, le Liban avec 9 400 tonnes et le Maroc avec 8 600 tonnes.
Cette hiérarchie montre que les exportations d’huile d’olive restent très largement dominées par les pays du bassin méditerranéen. La présence de pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique ou le Royaume-Uni dans le classement s’explique également par des activités de négoce et de réexportation. Un pays exportateur n’est donc pas nécessairement un grand pays producteur.
Des différences importantes de valeur par kilogramme
Pour les pays ayant déclaré à la fois une valeur et un poids net, la valeur moyenne pondérée s’élève à environ 8,39 dollars par kilogramme.
Parmi les principaux exportateurs, la valeur moyenne atteint environ :
- 10,60 dollars par kilogramme pour l’Italie ;
- 9,28 dollars pour le Maroc ;
- 9,12 dollars pour le Chili ;
- 8,60 dollars pour la Grèce ;
- 8,29 dollars pour l’Espagne ;
- 7,81 dollars pour l’Argentine ;
- 7,35 dollars pour le Liban ;
- 7,19 dollars pour le Portugal ;
- 6,44 dollars pour la Turquie.
La valeur moyenne italienne est supérieure de près de 28 % à celle de l’Espagne. Cet écart peut notamment refléter des différences de qualité, de conditionnement, de positionnement commercial et de destination des exportations.
Ces valeurs unitaires ne doivent toutefois pas être interprétées comme des prix payés aux producteurs. Elles correspondent au rapport entre la valeur douanière déclarée et le poids net exporté. Elles peuvent inclure de l’huile vendue en vrac, conditionnée en bouteilles ou réexportée, ainsi que différentes catégories d’huile d’olive.
Dans quels pays consomme-t-on le plus d'huile d'olive par habitant?
Graphique 17.8 Consommation d'huile d'olive par habitant en 2022-2023 (en kg)
La consommation d’huile d’olive par habitant reste particulièrement élevée dans les pays méditerranéens. Durant la campagne 2022/23, la Grèce arrive en tête avec 9,3 kg par habitant, devant l’Albanie (8,7 kg), l’Espagne (7,5 kg) et l’Italie (7,4 kg).
La consommation est nettement plus faible en France, avec 1,7 kg par habitant, ainsi que dans les grands marchés importateurs comme le Canada (1,2 kg), les États-Unis (1,1 kg), le Japon et le Brésil (0,4 kg chacun). Ces écarts montrent que l’huile d’olive reste profondément associée aux habitudes alimentaires méditerranéennes, mais dispose encore d’un potentiel de développement important dans de nombreux pays.
Méthodologie et sources
Cette analyse repose sur plusieurs bases de données internationales, dont les périodes de référence diffèrent selon les indicateurs étudiés.
Les données relatives à la production d’huile d’olive et aux superficies oléicoles récoltées proviennent de FAOSTAT, la base statistique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La production est exprimée en tonnes et les superficies en hectares. Les parts de marché présentées dans les graphiques ont été calculées à partir de la production mondiale de l’année étudiée.
Les données sur les exportations d’huile d’olive en 2024 sont issues d’UN Comtrade et correspondent au code douanier SH 1509. Les échanges sont étudiés à la fois en valeur, exprimée en dollars courants, et en volume net lorsqu’il est renseigné par les pays déclarants. Les exportations d’un pays ne correspondent pas nécessairement à sa seule production nationale : elles peuvent également inclure des opérations de conditionnement, de transformation ou de réexportation.
Les données de consommation totale et de consommation par habitant proviennent du Conseil oléicole international. Elles se rapportent à la campagne 2022/2023. Les valeurs par habitant étant arrondies, un résultat affiché à 0,0 kg ne signifie pas nécessairement une absence totale de consommation.
Les écarts observés entre les années doivent être interprétés avec prudence. La production d’huile d’olive est soumise à une forte variabilité en raison de l’alternance naturelle des rendements des oliviers, des conditions climatiques, des épisodes de sécheresse et de l’évolution des superficies récoltées. Des changements de méthode statistique ou des données manquantes peuvent également provoquer des ruptures dans certaines séries nationales.
Les calculs, regroupements géographiques et visualisations ont été réalisés par Olivier Frey à partir de ces données. Les chiffres ont été arrondis pour faciliter leur lecture.
Liens vers les sources de données :
À propos de l’auteur
Olivier Frey est docteur en sciences économiques, consultant indépendant et formateur depuis 2009. Spécialiste de l’agriculture, de l’agroalimentaire et des coopératives agricoles, il réalise des études économiques et sectorielles destinées à éclairer les évolutions des filières, les stratégies des entreprises et les transformations des systèmes alimentaires.
À travers les analyses Agridata, il sélectionne, traite et met en perspective des données publiques afin de rendre les grandes tendances agricoles et agroalimentaires accessibles à un large public.
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Agriculture biologique dans le monde : chiffres 2024 | Agridata n°16
Agridata n°16 : l’agriculture biologique en France et dans le monde
Cette analyse Agridata présente les principales évolutions de l’agriculture biologique en France et dans le monde. Elle permet de comparer les surfaces cultivées en bio, leur progression depuis 2000, les pays disposant des plus grandes superficies biologiques et la part du bio dans chaque territoire agricole.
L’analyse examine également les différentes cultures biologiques, la position de la France et des pays européens ainsi que les écarts entre le développement de la production et les achats de produits bio..
Toutes les données présentées ci-dessous sont issues du rapport The World of Organic Agriculture Statistics and Emerging Trends 2023 publié par Research Institute of Organic Agriculture FiBL et IFOAM – Organics International.
NDLR : les cartes et les graphiques sont interactifs et il est donc par exemple possible de cliquer sur les pays et d’effectuer des recherches pays par pays, d’isoler un pays en particulier ou encore de choisir une année bien précise pour les graphiques
Évolution des surfaces agricoles biologiques dans le monde
Graphique 16.1 Evolution des surfaces agricoles bio depuis 2000 (en ha)
En l’espace de deux décennies, les surfaces agricoles consacrées au bio sont passées d’un peu moins de 15 millions d’hectares à 76,4 millions d’hectares.
Si, en Europe, la croissance des surfaces agricoles consacrées au bio a progressé de manière quasi linéaire (3,8 millions d’hectares en 2000, 15,6 millions d’hectares en 2021, soit une progression de 310%) c’est surtout en Océanie (et principalement en Australie) que le changement a été le plus important (5,3 millions d’hectares en 2000, 36 millions d’hectares en 2021, soit une progression de 578%). C’est à partir de 2012 que l’agriculture bio a véritablement pris son envol en Océanie.
Néanmoins, la part des surfaces agricoles consacrées au bio au niveau mondial ne représente que 1,6% en 2021.
Quels pays possèdent les plus grandes surfaces bio ?
Graphique 16.2 — Les 25 pays possédant les plus grandes surfaces agricoles biologiques
Depuis 2000, l’Australie a toujours été leader en termes de surfaces agricoles bio, bien loin devant les autres.
En 2000, seuls 3 pays (Australie, Argentine, Italie) avaient plus d’1 million d’hectares de surfaces agricoles bio. En 2021, ils étaient 12.
Entre 2000 et 2021, la France est passée de la 10è à la 3è place au niveau mondial.
Quelle part de l’agriculture est biologique selon les pays ?
Graphique 16.3 Répartition des surfaces agricoles bio dans le monde en 2011 (en %)
En 2011, sur un total d’environ 37,4 millions d’hectares, l’Australie représentait environ un tiers des surfaces agricoles bio dans le monde, devant l’Europe (27%) et l’Amérique (26,4%). Il faut néanmoins préciser qu’en Australie, les surfaces en bio sont principalement constituées de surfaces herbagères extensives.
Graphique 16.4 Répartition des surfaces agricoles bio dans le monde en 2024 (en %)
En 2021, sur un total d’environ 98,9 millions d’hectares, l’Australie représentait 53,8% surfaces agricoles bio dans le monde. L’Europe ne représentait plus que 22,9% des surfaces et l’Amérique 17,6%.
Carte 17.5 Part de la surface bio dans le territoire agricole national en 2021 (en %)
C’est au Liechtenstein que la part de bio dans l’agriculture est la plus importante (40,2%).
En 2021, 20 pays avaient au moins 10% de leur surface agricole consacrée à l’agriculture bio. Dans le monde, la moyenne est de 1,6%.
Les principales cultures biologiques par continent
Graphique 16.6 Répartition des cultures bio par continent en 2021
En Europe, les prairies permanentes représentent 39,7% des surfaces cultivées en bio, devant les céréales (16,7% des surfaces) et les fourrages (15,1%)
En Océanie, les prairies permanentes représentent 99% des surfaces cultivées en bio
En Asie, les céréales représentent 37,8% des surfaces cultivées en bio, devant les oléagineux (16,5%) et les plantes à textiles (13,8%)
L’agriculture biologique en France et en Europe
Graphique 16.7 Surfaces cultivées en bio et part dans le territoire agricole dans chaque pays de l’UE
En Europe, c’est le Liechtenstein qui a la part de surfaces cultivées en bio la plus importante. Mais parmi les principaux pays, l’Allemagne, la France et l’Espagne ont une part de surfaces cultivées en bio qui tourne autour de 10% mais en Italie elle est proche de 17%
Production et consommation de produits bio
Graphique 16.8 Comparaison entre la part du bio dans l’agriculture et la part du bio dans les achats en 2021
On note une certaine déconnexion entre la part des surfaces agricoles consacrées au bio et la part des achats consacrés au bio. En France, par exemple, le bio représente 9,6% des surfaces agricoles mais seulement 6,6% des achats. En Allemagne, le bio représente 10,8% des surfaces agricoles mais seulement 7% des achats. C’est encore plus frappant en Italie, où le bio représente 16,7% des surfaces agricoles mais seulement 3,4% des achats. A l’inverse, aux Etats-Unis, le bio représente 6% des achats mais seulement 0,6% des surfaces agricoles.
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Agridata n°15 : la production et le commerce de blé dans le monde
Cette semaine je vous propose 11 graphiques interactifs consacrés à une production agricole dont on a beaucoup parlé ces derniers mois à cause de la flambée des prix : le blé. Nous allons analyser la production et le commerce de blé dans le monde. Vous découvrirez ainsi quels sont les principaux pays producteurs de blé dans le monde, quelle est l’évolution de leur production depuis les années 60, quel est le niveau de la consommation dans les différents pays du monde ou encore quels sont les principaux flux d’import/export.
Les données utilisées sont issues de FAO Stat.
Graphique 15.1 Evolution de la production mondiale de blé par continent et au niveau mondial (en tonnes)
La production mondiale de blé a fortement augmenté en 60 ans. Elle est passée de 222,4 millions de tonnes en 1961 à 765,8 millions tonnes en 2019 (soit une multiplication par 3,4).
Alors que l’Europe a été leader de la production mondiale de blé jusqu’au début des années 90, elle a été dépassée depuis par l’Asie, dont la production a explosé, passant de 45,8 millions de tonnes en 1961 à 337,9 millions de tonnes en 2019 (soit une multiplication par 7,37). La production de blé sur le continent américain est également en croissance, mais dans des proportions moins importante que pour l’Europe ou l’Asie. Elle est ainsi passée de 50,8 millions de tonnes en 1961 à 116,8 millions de tonnes en 2019.
Graphique 15.2 Evolution de la surface consacrée à la culture de blé par continent et au niveau mondial (en hectares)
En ce qui concerne l’évolution des surfaces consacrées à la culture de blé au niveau mondial, on se rend compte qu’elles ont finalement assez peu variées depuis les années 60, oscillant entre 204,2 millions d’hectares en 1961 (soit environ 3,75 fois la surface de la France) et 215,9 millions d’hectares en 2019 (soit 3,96 fois la surface de la France).
Néanmoins, les surfaces consacrées à la culture de blé ont diminué en Europe sur la période 1961-2019, passant de 90,5 millions d’hectares à 62,4 millions d’hectares. A l’inverse elles ont augmenté en Asie, passant de 61,2 millions d’hectares à 98,6 millions d’hectares.
Graphique 15.3 Evolution des rendements de la culture de blé par continent et au niveau mondial (en quintaux par hectare)
Si au niveau mondial les surfaces consacrées à la culture de blé n’ont finalement que peu augmenté depuis les années 60, c’est la très forte amélioration des rendements qui explique que la production de blé a triplé. Ainsi, en Europe, les rendements son passés de 12,6 quintaux à l’hectare en 1961 à 42,7 quintaux à l’hectare en 2019. En Asie, ils sont passés de 7,5 quintaux à l’hectare à 34,2 quintaux à l’hectare. En Amériques, ils sont passés de 13 quintaux à l’hectare à 33,7 quintaux à l’hectare. Même en Afrique les rendements ont progressé, passant de 7 quintaux à l’hectare à 27,6 quintaux à l’hectare.
Graphique 15.4 Evolution des 20 principaux pays producteurs de blé (en tonnes)
L’URSS a été le premier producteur mondial de blé de 1961 jusqu’à 1983, date à laquelle la Chine est passée premier producteur mondial et l’est restée jusqu’en 2019. Si les Etats-Unis ont longtemps été le deuxième producteur mondial de blé derrière l’URSS, ils sont passés 3è à la fin des années 70. Ils sont redevenus 2è producteur mondial lors de la dissolution de l’URSS mais ont été de nouveau dépassé par l’Inde au milieu des années 1995. Ils sont par la suite passés 4è producteur mondial en 2015.
En 2019, la Chine et l’Inde sont de loin les deux premiers producteurs mondiaux de blé. Ils dépassent tous les deux les 100 millions de tonnes.
La France, quant à elle, était le 5è producteur mondial de blé en 1961 et l’est toujours plus ou moins resté. Elle l’est d’ailleurs toujours en 2019.
Graphique 15.5 Evolution des 20 pays consacrant le plus de surfaces à la culture de blé (en hectares)
Si, entre le début des années 60 et le début des années 90 l’URSS est le pays qui a consacré le plus de surfaces à la culture du blé, la Chine est par la suite devenu leader en termes de surfaces après le démantèlement de l’URSS mais l’Inde est passé devant au tout début des années 2000 et reste à ce jour le pays qui consacre le plus de surfaces à la culture du blé.
L’URSS a d’ailleurs consacré jusqu’à 70 millions d’hectares à la culture du blé au milieu des années 60. Aucun pays n’a depuis dépassé ce score.
La France, qui était le 11è pays en termes de surfaces au début des années 60 (avec environ 4 millions d’hectares) est passée à la 13è place en 2019 (avec 5,2 millions d’hectares).
A noter également que les Etats-Unis consacre moins de surface à la culture de blé en 2019 (15 millions d’hectares) qu’en 1961 (20,5 millions d’hectares).
Graphique 15.6 Segmentation de la production de céréales au niveau mondial entre 1961 et 1965 (moyenne 1961-1965 en tonnes)
Graphique 15.7 Segmentation de la production de céréales au niveau mondial entre 2015 et 2019 (moyenne 2015-2019 en tonnes)
Au début des années 60 c’est le bloc Europe + URSS qui dominait la production mondiale de blé.
Désormais, c’est l’Asie qui domine.
Graphique 15.8 Les principaux échanges de blé dans le monde (moyenne 2017-2019 en tonnes, échanges supérieurs à 1000 tonnes)
La Russie est le premier exportateur mondial de blé, avec une moyenne de 36,9 millions de tonnes exportées par an sur la période 2017-2019. Les Etats-Unis sont seconds, avec une moyenne de 26 millions de tonnes. Le Canada est troisième avec une moyenne de 22,8 millions de tonnes. La France est quant à elle le 4è exportateur mondial de blé avec une moyenne de 18,4 millions de tonnes.
Comme nous pouvons le voir sur le graphique ci-dessus, seule une poignée de pays exportent une quantité significative de blé.
Graphique 15.9 Positionnement des principaux pays producteurs par rapport à l’export (moyenne 2014-2018)
Comme le montre le graphique ci-dessus, parmi les grands pays producteurs de blé, certains exportent une partie de leur production mais d’autres pas du tout. Ainsi, si la Chine et l’Inde sont les plus gros producteurs de blé au monde, les deux pays conservent toute la production pour leur marché intérieur. Certains pays africains produisent également du blé mais seulement pour leur consommation intérieure. C’est le cas du Maroc, de l’Egypte ou de l’Algérie. Parmi les autres pays ayant la même stratégie, il y a également la Turquie et le Pakistan.
A l’inverse, plusieurs pays qui sont parmi les plus grands producteurs exportent plus de la moitié de leur production de blé. C’est le cas du Canada, de l’Australie, de l’Ukraine, de l’Argentine et de la France. La Russie et les Etats-Unis exportent entre 40 et 45% de leur production.
Seuls 6 pays ont exporté plus de 10 millions de tonnes de blé par an.
Graphique 15.10 Bilan du blé en France pour 2020/2021 (en tonnes)
En France, sur un total d’environ 30,6 millions de tonnes de blé disponibles en 2021/2021 :
- 47% ont été transformées, que ce soit en panification (18,9% du blé transformé), en amidonnerie(18,1% du blé transformé), en alcool (11,1% du blé transformé) ou encore pour de l’alimentation du bétail (31,6% du blé transformé)
- 45% ont été exportées, dont plus de la moitié (53,5% des exportations) vers les pays tiers et le reste (44%) vers l’Europe
- 8% sont parties en stock
Graphique 15.11 Valeur des exportations de blé de la France en 2019 (en k€)
La France exporte en majeure partie vers l’Afrique, notamment vers l’Algérie, le Maroc et l’Egypte.
En Europe ses principaux clients sont la Belgique, les Pays-Bas et l’Espagne.
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Agridata N°13 : évolution de la production et de la commercialisation de l’amande dans le monde
En cette période de galette des rois, je vous propose d’en découvrir un peu plus sur son ingrédient principal : l’amande. Dans cet agridata nous allons analyser l’évolution de la production et de la commercialisation de l’amande dans le monde. Vous découvrirez l’évolution de la production d’amandes au niveau mondial, quels sont les principaux pays producteurs, quels sont les principaux pays exportateurs…
Les données utilisées sont issues de FAO Stat.
Graphique 13.1 L’évolution de la production d’amandes par continent et au niveau mondial entre 1961 et 2019 (en tonnes)
La production mondiale d’amandes est passée de 756 588 tonnes en 1961 à 3 497 148 tonnes en 2019 (soit une multiplication par 4,62). Elle a été inférieure à 1 million de tonnes jusqu’au début des années 80, elle est passée de 1 à 1,5 millions de tonnes en 17 ans. Et elle a vraiment décollé à partir de 2000.
Alors que l’Europe a été leader de la production mondiale d’amandes jusqu’au milieu des années 80, elle a été dépassée en 2000 par l’Amérique et en 2007 par l’Asie.
L’Amérique est désormais le continent qui produit le plus d’amandes et sa production est passée de 60 317 tonnes en 1961 à 1 976 40 tonnes en 2019 (soit une multiplication par 32,8).
Graphique 13.2 L’évolution de la production d’amandes chez les 20 principaux pays producteurs entre 1961 et 2019 (en tonnes)
Au début des années 60, l’Italie et l’Espagne se disputaient la place de premier producteur mondial d’amandes et étaient loin devant les Etats-Unis. Mais à partir du milieu des années 70, les Etats-Unis ont commencé à s’immiscer dans le duel Italie/Espagne et sont passés leader mondial en 1976. Les trois pays étaient au coude à coude jusqu’au milieu des années 80. Mais à partir de 1986 les Etats-Unis sont passés leader et n’ont plus été rattrapés depuis. La production américaine d’amandes a véritablement commencé à décoller à partir de 1998, lorsqu’elle a dépassé les 500 000 tonnes par an. En 2006, la production américaine a dépassé le million de tonnes annuel et en 2010 1,5 million de tonnes annuel. En 2019, elle était de 1 936 840 tonnes.
Si la production espagnole s’est accroché à la deuxième place mondiale depuis le début des années 80 (sauf en 2004, dépassée par la Syrie), l’Italie a par contre perdu plusieurs places dans le classement mondial et n’était plus que le 9è producteur mondial en 2019.
La production française d’amandes est passée de 3 680 tonnes en 1961 à 1 130 tonnes en 2019.
Graphique 13.3 Evolution de la surface consacrée à la culture d’amandes dans les différents pays producteurs entre 1961 et 2019 (en hectares)
Depuis 1972, l’Espagne est leader mondial en termes de surfaces cultivées en amandes. Celle-ci est passée de 203 600 hectares en 1961 à 687 230 hectares en 2019.
Les Etats-Unis ont également augmenté les surfaces consacrées à la culture d’amandes, passant de à 477 530 hectares en 2019.
A noter également la progression des surfaces au Maroc (pas de culture d’amandes répertoriée en 1961 et 190 612 hectares en 2019) et en Tunisie (85 000 hectares en 1961 et 225 453 hectares en 2019)
A l’inverse, en Italie les surfaces sont passées de 316 000 hectares en 1961 à 52 040 hectares en 2019.
Graphique 13.4 Production de d’amandes par pays en 2019 (en tonnes)
On compte 46 pays producteurs d’amandes en 2019 et l’amande est produite sur tous les continents.
Graphique 13.5 Structuration du marché de l’amande en 1961 (en % de la production mondiale)
En 1961, l’Europe représentait à elle seule 79,5% de la production mondiale d’amandes. A eux deux, l’Italie (43,4%) et l’Espagne (27%) représentaient plus des 2/3 de la production mondiale d’amandes.
Graphique 13.6 Structuration du marché de l’amande en 2019 (en % de la production mondiale)
En 2019, les Etats-Unis représentaient à eux seuls 55,4% de la production mondiale d’amandes. L’Europe n’en représentait plus que 13,5%.
Graphique 10.7 Les échanges d’amandes en coque dans le monde en 2019 (en tonnes)
Avec 214 487 tonnes, les Etats-Unis sont le premier exportateur d’amande en coque devant l’Australie (48 071 tonnes). Les Etats-Unis représentent environ 65% du total des amandes en coque exportées dans le monde. Avec 160 192 tonnes, le premier importateur mondial d’amandes en coque est l’Inde .
Graphique 13.7 Les échanges d’amandes en coque dans le monde en 2019 (en milliers de $)
Avec 1 042 002 millier de dollars, les Etats-Unis sont le premier exportateur d’amande en coque en valeur devant l’Australie (246 198 milliers de dollars). Les Etats-Unis représentent environ 69% du total des amandes en coque exportées dans le monde. Avec 785 653 milliers de dollars tonnes, le premier importateur mondial d’amandes en coque en valeur est l’Inde.
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AgriData n°11 Evolution de la production et de la commercialisation de miel en France et dans le monde (mise à jour 06/2023)
Cette semaine je vous propose quelques graphiques et cartes sur un produit symbole du petit déjeuner : le miel. Nous allons analyser l’évolution de la production et de la commercialisation de miel en France et dans le monde. Vous découvrirez ainsi quels sont les principaux pays producteurs et quelle est l’évolution de leur production, quelle est le niveau de la consommation dans les différents pays du monde, quels sont les principaux flux d’import/export.
NDLR : les cartes et les graphiques sont interactifs et il est donc par exemple possible de cliquer sur les pays et d’effectuer des recherches pays par pays, d’isoler un produit en particulier ou encore de choisir une année bien précise pour les graphiques…
Les données utilisées sont issues de FAO Stat, UN Comtrade ainsi que FranceAgriMer.
Graphique 11.1 Evolution de la production de miel chez les 20 premiers pays producteurs depuis 1961 (en tonnes)
Alors que les Etats-Unis ont été les leaders mondiaux de 1961 à 1978, la Chine est devenue le leader mondial incontesté depuis 1979.
Entre 1961 et 2021, la production de miel en Chine a été multiplié par 9,1. Mais la palme de la progression revient à la Turquie, dont la production de miel a été multipliée par 12 et qui est désormais le 2è plus gros producteur de miel au monde.
A l’inverse, la production de miel des Etats-Unis a été divisée par 2,2 sur la même période.
La production française a été multipliée par 2,5 sur la période, passant de 8 000 tonnes à 19 802 tonnes.
Graphique 11.2 Répartition de la production mondiale de miel en 1961 (en %)
En 1961, la production mondiale de miel était dominée par les Etats-Unis qui, avec 124 316 tonnes de miel, représentaient plus du quart de la production mondiale devant la Chine (11,86% de la production mondiale) et le Mexique (5,34% de la production mondiale). L’Amérique représentait ainsi 47,39% de la production mondiale en 1961, devant l’Asie (20,86%) et l’Europe (14,96%).
Avec 8 000 tonnes de miel produites, la France était le 13è producteur mondial et représentait 1,78% de la production mondiale en 1961.
Graphique 11.3 Répartition de la production mondiale de miel en 2018 (en %)
En 2018, avec 457 203 tonnes de miel produites, la Chine représentait à elle seule le quart de la production mondiale de miel, loin devant la Turquie (6,35% de la production mondiale) et l’Argentine (4,42% de la production mondiale).
Avec 17 489 tonnes, la France était le 27è producteur mondial et représentait 0,97% de la production mondiale en 2018.
NB : 2018 était la dernière année pour laquelle les statistiques des principaux pays étaient disponibles.
Graphique 11.4 La disponibilité alimentaire en miel par habitant en 2018 (en kilos)
NB : la consommation de miel par habitant n’est pas simple à calculer. En effet, les données disponibles reflètent la notion de disponibilité, ce qui signifie qu’il s’agit d’un volume de miel qui est mis en vente sur le marché pour chaque pays. En divisant ce volume par le nombre d’habitants d’un pays, nous obtenons un chiffre qui ne reflète pas totalement la consommation réelle de sucre dudit pays.
La disponibilité alimentaire en miel est la plus important en République Centrafricaine avec 3,34 kilos par an et par habitant, devant la Croatie (2,2 kilos par an et par habitant) et l’Uruguay (1,8 kilos par an et par habitant).
En France, elle est de 0,56 kilo de miel par habitant en 2018. Les 2/3 du miel consommé en France sont importées.
Graphique 11.5 Répartition des exportations de miel en volume en 2021 (en kg)
Premier producteur mondial de miel, la Chine en est également le premier exportateur avec 145 886 tonnes, devant l’Inde (70 514 tonnes) et l’Ukraine (61 167 tonnes).
Graphique 11.6 Répartition des exportations de miel en valeur en 2021 (en $)
La Nouvelle-Zélande est le premier exportateur mondial en valeur avec un montant de 327,5 millions de $, devant la Chine (260 millions de $) et l’Argentine (202,7 millions de $). La première place de la Nouvelle-Zélande s’explique par le fait qu’elle exporte principalement du miel de Manuka qui est le plus cher au monde.
Graphique 11.7 Origine des importations de miel par la France en 2021
Face à la baisse de production de miel en France ces dernières années, nous sommes contraints d’avoir recours à l’importation afin de satisfaire la demande. Chaque année, la France importe en moyenne 35 000 tonnes de miel.
En 2021, la majorité des importations de miel provenait de l’Union Européenne. Les principaux exportateurs de miel vers la France sont l’Espagne (7401 tonnes), l’Allemagne (4393 tonnes) et l’Ukraine (3474 tonnes).
Graphique 11.8 Nombre d’apiculteurs en France en 2021
La France comptait 70 847 apiculteurs en 2021 (contre 62 445 en 2019).
Les apiculteurs possédant moins de 50 ruches représentaient 91,9% des apiculteurs français en 2021.
Graphique 11.9 Production française de miel par catégorie en 2021 (en tonnes)
En 2021, la production française de miel s’élevait 19 802 tonnes, soit une baisse de 37,7% par rapport à l’année précédente, qui était une excellente année.
Bien qu’ils représentaient 91,9% du total en 2021, les apiculteurs ayant moins de 50 ruches n’ont produit que 23,4% de la production française de miel. A l’inverse, les apiculteurs ayant plus de 400 ruches ont produit 36,9% de la production française de miel.
Graphique 11.10 Production de miel par région en 2021 (en tonnes)
C’est en Occitanie que l’on a produit le plus de miel en 2021 (3681 tonnes) devant la Nouvelle-Aquitaine (3554 tonnes) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (2778 tonnes).
Graphique 11.11 Circuit de commercialisation du miel en France par taille d’exploitation en 2019
Pour les apiculteurs qui ont moins de 400 ruches, la vente directe est de loin le circuit de commercialisation privilégié.
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AgriData n°10 La production et la commercialisation de sucre dans le monde (en cours de mise à jour en octobre 2023)
Cette semaine, nous allons nous intéresser à une filière qui a beaucoup fait parler ces dernières semaines : la filière sucre. Nous allons voir plus en détail la production et la commercialisation de sucre dans le monde. Vous découvrirez qui sont les principaux pays producteurs, qui sont les principaux pays consommateurs ou encore qui sont les principaux exportateurs et importateurs.
Avant toute chose, il faut savoir que le sucre est produit principalement à partir de deux plantes différentes : la betterave et la canne. Ces deux plantes ne sont, en général, pas cultivées dans les mêmes régions du monde et nous allons donc les analyser séparément.
Au niveau mondial, c’est le sucre de canne qui domine. Il représente environ 80% de la production mondiale de sucre.
La plupart des données utilisées sont issues de FAO STAT.
NDLR : les cartes et les graphiques sont interactifs et il est donc par exemple possible de cliquer sur les pays et d’effectuer des recherches pays par pays, d’isoler un produit en particulier ou encore de choisir une année bien précise pour les graphiques…
Graphique 12.1 Evolution de la production de betteraves sucrières dans le monde entre 1961 et 2021 (en tonnes)
Au niveau mondial, la production de betteraves sucrières est passée de 160,5 millions de tonnes en 1961 à 270,2 millions de tonnes en 2021. La production mondiale de betterave est assez irrégulière. Elle a augmenté jusqu’en 1989 pour atteindre un pic à 314,4 millions de tonnes. Elle a ensuite amorcé une descente pour atteindre un plus bas en 2008 à 221,1 millions de tonnes. Depuis elle évolue en dent de scie.
Comme l’illustre bien ce graphique, la betterave sucrière est produite en majorité en Europe.
Graphique 12.2 Evolution de la production de betteraves sucrières chez les vingt premiers pays producteurs entre 1961 et 2021 (en tonnes)
Alors que l’URSS a longtemps dominé la production mondiale de betteraves sucrières, la France est devenue le premier producteur mondial suite à la chute de l’empire soviétique. La France est toujours resté sur le podium, alternant les positions de leader avec les Etats-Unis et la Russie. En 2021, la France était le deuxième producteur mondiale de betterave sucrière avec 34,4 millions de tonnes, derrière la Russie (41,2 millions de tonnes) mais devant les Etats-Unis (33,3 millions de tonnes).
Graphique 12.3 Production de betterave sucrière par pays en 2021 (en tonnes)
En 2021, 54 pays cultivaient de la betterave sucrière et celle-ci est produite en grande majorité dans l’hémisphère nord. Le Chili est le seul pays de l’hémisphère sud qui produit de la betterave sucrière.
Graphique 12.4 Evolution de la production de canne à sucre dans le monde entre 1961 et 2021 (en tonnes)
La production mondiale de canne à sucre est passée de 448 millions de tonnes en 1961 à 1 859 millions de tonnes en 2021, soit une hausse de 315%. Elle a augmenté régulièrement entre 1961 et 2019. Elle est légèrement en baisse depuis 2019.
Si la betterave est surtout produite en Europe, la canne à sucre est, quant à elle, surtout produite en Amérique et en Asie.
Graphique 12.5 Evolution de la production de canne à sucre dans les principaux pays producteurs entre 1961 et 2021 (en tonnes)
Jusqu’à la fin des années 70, l’Inde a été le leader mondial de la production de canne à sucre. Le Brésil est passé leader mondial en 1980 et a commencé à vraiment distancer l’Inde au début des années 2000. En 2021, le Brésil a produit 715,7 millions de tonnes de canne à sucre, devant l’Inde (405,4 millions de tonnes) et la Chine (107,3 millions de tonnes).
Entre 1961 et 2018, la production de canne à sucre a été multiplié par 12 au Brésil, par 8,6 en Chine et par 3,7 en Inde.
Graphique 12.6 Production de canne à sucre par pays en 2021 (en tonnes)
La canne à sucre est produite principalement en Asie et en Amérique du Sud. La France produit de la canne à sucre à la Réunion, la Guadeloupe et la Martinique.
Graphique 12.7 Répartition de la production mondiale de sucre en 1961 (en tonnes)
En 1961, la production mondiale de sucre était de 53,2 millions de tonnes
A cette époque c’est Cuba qui était le premier producteur mondial de sucre avec 6,9 millions de tonnes, devant l’URSS (6,3 millions de tonnes) et le Brésil (3,6 millions de tonnes). La première place de Cuba peut surprendre mais elle s’explique par le fait qu’à partir de 1960 l’URSS achetait son sucre à des tarifs préférentiels, en échange de pétrole, de biens de production et d’une présence stratégique dans l’île.
Graphique 12.8 Répartition de la production mondiale de sucre en 2020 (en tonnes)
En 2020, la production mondiale de sucre était de 172,8 millions de tonnes.
Le Brésil est le premier producteur mondial de sucre avec 38,4 millions de tonnes, devant l’Inde (28,9 millions de tonnes) et la Chine (10,4 millions de tonnes). Cuba ne produisait plus que 1,1 million de tonnes de sucre en 2020.
Graphique 12.9 Les échanges de sucre raffiné en 2017 (en tonnes)
Le Brésil est le premier exportateur de sucre raffiné dans le monde avec près de 5,4 millions de tonnes de sucre exportées, devant la Thaïlande (3 millions de tonnes) et la France (2,4 millions de tonnes).
Graphique 12.10 La disponibilité alimentaire en sucre par habitant en 2017 (en kg)
NB : la consommation de sucre par habitant n’est pas simple à calculer. En effet, les données disponibles reflètent la notion de disponibilité, ce qui signifie qu’il s’agit d’un volume de sucre qui est mis en vente sur le marché pour chaque pays. En divisant ce volume par le nombre d’habitants d’un pays, nous obtenons un chiffre qui ne reflète pas totalement la consommation réelle de sucre dudit pays. Par conséquent, afin d’avoir une idée plus fine de la consommation de sucre par habitant, il faut plutôt se baser sur des enquêtes de consommation comme, par exemple, celles qui sont menées en France par le CREDOC ou l’ANSES.
La disponibilité alimentaire en sucre est la plus importante à Trinité et Tobago, avec 54,5 kg par habitant. A l’inverse, en Birmanie elle n’est que de 1,7 kg par habitant.
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AgriData N°9 Evolution de la production et de la commercialisation de l’abricot
Cette semaine je vous propose quelques graphiques et cartes sur un fruit typique de l’été : l’abricot.
Vous découvrirez ainsi quels sont les principaux pays producteurs et exportateurs d’abricot. Nous ferons également un focus sur la France, avec des données sur la production par département, les exportations et les importations.
NDLR : les cartes et les graphiques sont interactifs et il est donc par exemple possible de cliquer sur les pays et d’effectuer des recherches pays par pays, d’isoler un produit en particulier ou encore de choisir une année bien précise pour les graphiques
Graphique 9.1 Evolution de la production mondiale d’abricots entre 1961 et 2018 (en tonnes)
La production mondiale d’abricot est passée de 1,3 millions de tonnes en 1961 à 3,8 millions de tonnes en 2018 (soit 2,9 fois plus). Elle a connu un pic en 2016 avec une production de 4,9 millions de tonnes.
Graphique 9.2 Evolution des surfaces consacrées à la production d’abricots dans le monde entre 1961 et 2018 (en hectares)
Les surfaces consacrées à la culture d’abricots dans le monde ont régulièrement augmenté et sont passées de 213 367 hectares en 1961 à 548 730 hectares en 2018 (soit 2,57 fois plus).
Les rendements au niveau mondial sont passés de 6,18 tonnes par hectare en 1961 à 7 tonnes par hectare en 2018.
Graphique 9.3 Evolution de la production des 20 principaux pays producteurs d’abricots entre 1961 et 2018.
Les pays leaders de la production d’abricots se sont succédés au fil des décennies.
Si les Etats-Unis étaient les premiers producteurs d’abricots au monde en 1961 devant la Hongrie et la Turquie, l’URSS est devenue le premier producteur mondial en 1967 mais a laissé provisoirement le leadership mondial à l’Espagne en 1968 pour le reprendre l’année suivante et ce jusqu’en 1978. Depuis 1982, la Turquie est le pays qui a été le plus souvent leader. L’URSS a été leader en 1978, l’Iran en 1996 et 2006 et l’Ouzbékistan en 2014 et 2016.
Carte 9.4 La production d’abricots par pays en 2018 (en tonnes)
L’abricot était cultivé dans 59 pays en 2018.
La France était le 8è pays producteur d’abricot au monde en 2018.
Graphique 9.5 Les échanges d’abricots dans le monde en 2017 (en tonnes)
L’Espagne est le premier exportateur d’abricots au monde avec 89 316 tonnes exportées, devant la Turquie (63 531 tonnes) et la France (56 409 tonnes).
Le premier importateur mondial est l’Allemagne avec 78 296 tonnes devant la Russie (48 042 tonnes) et l’Irak (32 800 tonnes).
En 2017, la France a importé près de 15 000 tonnes d’abricots depuis l’Espagne.
Graphique 9.6 Evolution de la production d’abricots en France par département entre 2000 et 2019 (en tonnes)
Carte 9.7 Les principaux départements producteurs d’abricots en France en 2019 (en tonnes)
La Drôme est le premier département producteur d’abricots avec 50900 tonnes en 2019, devant le Gard (29000 tonnes) et les Bouches-du-Rhône (16977 tonnes).
Graphique 9.8 Evolution des exportations françaises d’abricot entre 1999 et 2019 (en volume et en valeur) (en tonnes et en millions d’euros)
Les exportations françaises d’abricots sont aléatoires et évoluent entre 20000 et 65000 tonnes par an. Elles ont par contre chuté à la fois en volume et en valeur depuis 2014 pour atteindre un plus bas en 2019 à 21768 tonnes et 33,1 millions d’euros.
Graphique 9.9 Evolution des importations françaises d’abricot entre 1999 et 2019 (en volume et en valeur) (en tonnes et en millions d’euros)
Après avoir diminué au début des années 2000, jusqu’à atteindre un plus bas en 2004 à 7715 tonnes et 10,3 millions d’euros, les importations françaises d’abricot ont augmenté et ont atteint un pic en 2018 avec 22660 tonnes. Si les importations ont augmenté en volume, c’est surtout en valeur que l’augmentation est significative à partir de 2011. En 2013, les importations françaises d’abricots représentaient un montant de 33,9 millions d’euros.
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AgriData n°8 Evolution des exportations et importations de produits agricoles et agroalimentaires de la France
Alors que l’on parle beaucoup de sécurité alimentaire dans les médias depuis ces dernières semaines j’ai décidé, pour ce nouveau numéro d’AgriData, de m’intéresser plus en détail à l’évolution des exportations et importations de produits agricoles et agroalimentaires de la France. Vous découvrirez ainsi les montants que représentent les exportations des différents produits agricoles et agroalimentaires français. Mais vous pourrez également comprendre l’importance des importations dans nos repas quotidiens. Vous identifierez quels sont les produits que nous exportons le plus (en valeur) et inversement quels sont ceux que nous importons le plus (en valeur). Enfin vous découvrirez quels sont les produits exportés et importés qui ont le plus progressé entre 2007 et 2019.
Les données sont issues de la DGDDI.
NDLR : les cartes et les graphiques sont interactifs et il est donc par exemple possible de cliquer sur les pays et d’effectuer des recherches pays par pays, d’isoler un produit en particulier ou encore de choisir une année bien précise pour les graphiques
Graphique 8.1 Evolution des exportations globales de produits agricoles et alimentaires pour la France (en millions d’euros)
Entre 2007 et 2019, les exportations globales de produits agricoles et alimentaires français sont passés de 45,6 milliards d’euros en 2007 à 63,5 milliards d’euros en 2019 (hors tabac et sylviculture). Au global, elles ont augmenté de 39,3% entre 2007 et 2019.
En 2007, l’agroalimentaire représentait 75,1% des exportations et l’agriculture 24,9%.
En 2019, l’agroalimentaire représentait 76,2% des exportations et l’agriculture 23,8%.
Graphique 8.2 Evolution des importations globales de produits agricoles et alimentaires pour la France (en millions d’euros)
Entre 2007 et 2019, les importations globales de produits agricoles et alimentaires sont passées de 35,3 milliards d’euros en 2007 à 54,6 milliards d’euros en 2019 (hors tabac et sylviculture). Au global, elles ont augmenté de 54,6% entre 2007 et 2009.
En 2007, l’agroalimentaire représentait 73,6% des exportations et l’agriculture 26,4%.
En 2019, l’agroalimentaire représentait 74,1% des exportations et l’agriculture 25,9%.
Graphique 8.3 Evolution du solde des échanges de produits agricoles et agroalimentaires de la France (en millions d’euros)
Graphique 8.4 Typologie des exportations agricoles et alimentaire françaises de 2007 à 2019 (en millions d’euros)
En 2007, les boissons représentaient les exportations françaises les plus importantes en valeur avec un montant global de 11,3 milliards d’euros, avec notamment les vins (6,8 milliards d’euros) et les alcools (2,7 milliards d’euros). Suivaient ensuite les Autres produits alimentaires avec 5,4 milliards d’euros et les produits laitiers avec 5,2 milliards d’euros.
En 2019, les boissons étaient toujours les exportations françaises les plus importantes en valeur avec un montant global de 17,1 milliards d’euros, avec notamment les vins (9,8 milliards d’euros) et les alcools (4,9 milliards d’euros). Suivaient ensuite les Autres produits alimentaires avec 8,8 milliards d’euros et les produits laitiers avec 6,7 milliards d’euros.
NB : N’hésitez pas à explorer les chiffres par année à l’aide du menu déroulant.
Graphique 8.5 Typologie des importations agricoles et alimentaire françaises de 2007 à 2019 (en millions d’euros)
En 2007, les Autres produits alimentaires représentaient les importations françaises les plus importantes en valeur avec un montant global de 4,6 milliards d’euros, avec notamment les chocolats et confiseries (1,9 milliard d’euros). Suivaient ensuite les Produits à base de fruits et légumes avec 3,3 milliards d’euros et les Viandes et produits à base de viande avec 3,2 milliards d’euros.
En 2019, les Autres produits alimentaires étaient les importations françaises les plus importantes en valeur avec un montant global de 8,7 milliards d’euros, avec notamment les chocolats et confiseries (3 milliards d’euros) et le café (2,3 milliards d’euros). Suivaient ensuite les Produits à base de fruits et légumes avec 5 milliards d’euros et les Viandes et produits à base de viande avec 4,7 milliards d’euros.
NB : N’hésitez pas à explorer les chiffres par année à l’aide du menu déroulant.
Graphique 8.6 Performance des différents produits exportés par la France entre 2007 et 2019 (en %)
NDLR : entre 2017 et 2019, les produits qui ont connu la plus importante croissance à l’export sont des produits qui ne représentent qu’une infime partie des exportations françaises et que nous avons décidé de ne pas représenter sur ce graphique pour des questions de lisibilité. Ainsi, les exportations de pois chiches sec ont augmenté de 1385% sur la période mais ne représentaient que 9 millions d’euros en 2019. De même, le café vert (+786% pour un montant de 20,3 millions d’euros en 2019), les légumes à cosse secs (+742% pour un montant de 4,3 millions d’euros en 2019), les autres oléagineux (+711% pour un montant de 48 millions d’euros en 2019). Enfin, les exportations de soja ont augmenté de 606% pour un montant de 62,2 millions d’euros en 2019.
Parmi les plus belles progressions, notons les exportations de cafés et thés transformés, qui ont augmenté de 413,6%, celles d’Aliments homogénéisés et diététiques de 219,4%, celles d’alcools de 80%, celles de blé tendre de 54,1% celles de vins de 43,5%, celles de fromages de 29,8%. A l’inverse, les exportations de veaux ont diminué de 22,7%, celles de fruits à pépins et noyaux de 30,1%
NB : N’hésitez pas à explorer les chiffres par production à l’aide du menu déroulant.
Graphique 8.7 Performance des différents produits importés par la France entre 2007 et 2019 (en %)
NDLR : entre 2017 et 2019, les produits qui ont connu la plus importante croissance à l’import sont des produits qui ne représentent qu’une infime partie des importations françaises et que nous avons décidé de ne pas représenter sur ce graphique pour des questions de lisibilité.
Ainsi, les importations des Autres oléagineux ont augmenté de 643% sur la période mais ne représentaient que 46 millions d’euros en 2019. De même, les importations de maté ont augmenté de 530% mais ne représentaient que 4,2 millions d’euros en 2019.
Parmi les plus fortes progressions, nous trouvons les importations de tournesol (+459%), de colza (+437%) et de cafés et thés transformés (+241%). A noter également que celles de bières ont augmenté de 138%, celles de de volaille ont augmenté de 112%, celles de fromages de 96%, celles de produits à base de viande de 91%.
NB : N’hésitez pas à explorer les chiffres par production à l’aide du menu déroulant.
Envie d’en savoir plus sur un autre produit ou une autre filière? Retrouvez les autres Agridata ici.

